On croyait connaître la mécanique. Une marque grandit, elle se globalise, elle choisit une star. Une actrice bankable, une chanteuse du moment, une it-girl dont le simple selfie fait grimper les ventes. Dans la mode, l’ambassadeur est devenu un réflexe : une silhouette, une image, un raccourci.
Et puis Jacquemus fait… du Jacquemus.
Le 23-24 janvier 2026 (selon les communications relayées), la maison française officialise sa toute première ambassadrice.
Jacquemus révèle sa première ambassadrice : un choix intime, et furieusement moderne

On croyait connaître la mécanique. Une marque grandit, elle se globalise, elle choisit une star. Une actrice bankable, une chanteuse du moment, une it-girl dont le simple selfie fait grimper les ventes. Dans la mode, l’ambassadeur est devenu un réflexe : une silhouette, une image, un raccourci.
Et puis Jacquemus fait… du Jacquemus.
Le 23-24 janvier 2026 (selon les communications relayées), la maison française officialise sa toute première ambassadrice. Pas une célébrité, pas une muse du calendrier, pas une icône calibrée pour le Red Carpet. Mais Liline Jacquemus, la grand-mère de Simon Porte Jacquemus.
À peine annoncé, le choix fait l’effet d’un petit électrochoc : tendre, malin, presque insolent et surtout profondément cohérent avec l’ADN de la marque. Car Jacquemus, derrière les sacs viraux et les défilés spectaculaires, n’a jamais été seulement une histoire de mode. C’est une histoire de racines, de famille, de transmission. Et cette nomination en est la preuve la plus littérale.
Une première ambassadrice qui casse le scénario attendu
Le terme ambassadeur est souvent associé à une stratégie très codifiée : recruter une personnalité, lui confier une campagne, alimenter les réseaux, faire rayonner l’image dans des marchés clés. Une équation presque mathématique.
Sauf qu’ici, Jacquemus détourne les codes. Les médias anglo-saxons l’ont immédiatement lu comme un geste anti-ambassadeur : une réponse douce (et un brin moqueuse) à une industrie saturée de visages officiels, parfois empilés à la chaîne.
Harper’s Bazaar, notamment, souligne l’ironie de la démarche dans un paysage où certaines maisons multiplient les ambassadeurs à la pelle. Jacquemus choisit l’exact opposé : un visage unique, personnel, presque domestique et donc, paradoxalement, universel.
Ce choix a aussi une conséquence immédiate : au lieu de parler d’un casting, tout le monde parle d’un récit. Et le luxe, aujourd’hui, ne manque pas de produits. Il manque parfois d’histoires qui touchent juste.
Liline Jacquemus : une figure fondatrice, avant même la marque

Le site officiel de Jacquemus présente Liline comme la première ambassadrice de la Maison et insiste sur la dimension originelle de cette nomination : retour aux racines, hommage aux femmes qui ont élevé Simon Porte Jacquemus, célébration d’une mémoire familiale.
Selon ce portrait, Liline est née en 1946 et a grandi à Alleins, un village du Sud de la France, dans une famille d’agriculteurs, élevée par une mère italienne, célibataire et indépendante.
La marque précise également qu’elle est la grand-mère de Simon Porte Jacquemus et la mère de Valérie Jacquemus.
Et là, tout s’imbrique : Jacquemus n’est pas une griffe sortie d’un business plan. C’est une marque qui s’est construite sur une nostalgie lumineuse : la Provence, le soleil, le quotidien simple transfiguré en poésie. Nommer Liline, ce n’est pas faire un coup. C’est poser un point final à une phrase commencée depuis quinze ans.
Un geste très Jacquemus : la mode comme album de famille
Ce que Jacquemus comprend mieux que beaucoup, c’est que le public ne suit pas seulement des silhouettes : il suit une sensibilité. La maison a toujours cultivé une esthétique immédiatement identifiable, minimalisme sensuel, humour discret, imagerie méditerranéenne mais aussi un fil rouge émotionnel : la famille, l’enfance, le souvenir.
Vogue rappelle d’ailleurs que Simon Porte Jacquemus a récemment mis en avant sa lignée féminine et ses figures maternelles dans son storytelling, et que la photo d’annonce montre Liline tenant le sac « Le Valérie », nommé en hommage à la mère du créateur.
Ce détail n’est pas décoratif : il dit tout. Liline n’est pas un visage plaqué sur une campagne. Elle est un personnage central du récit Jacquemus , un récit où les prénoms et les objets deviennent des hommages, où l’intime se transforme en iconographie.
D’ailleurs, côté presse française, Vogue.fr raconte que la maison a annoncé la nouvelle sur Instagram et que le créateur s’amuse à détourner les règles habituelles liées aux ambassadeurs, avec un ton tendre et facétieux.
C’est exactement ce qui rend Jacquemus si efficace : ce mélange de sincérité et de malice, comme si le luxe pouvait enfin respirer.
Un symbole fort : l’âge comme statement (sans discours militant)
Il y a aussi quelque chose de subtilement politique dans ce choix mais sans slogan, sans posture. Dans la mode, l’âge reste un angle mort. Les campagnes célèbrent la jeunesse, la peau lisse, la vitesse, le buzz. Et pourtant, les clientes (et clients) du luxe sont multi-générationnels.
Nommer une femme de 79 ans (âge mentionné dans plusieurs articles) comme ambassadrice, c’est rappeler qu’une silhouette élégante n’a pas d’âge, et qu’un imaginaire peut être puissant sans être adolescent.
Vogue (US) replace cette tendance dans un mouvement plus large : de plus en plus de maisons osent des figures inattendues, plus vraies, parfois plus âgées, parfois plus intellectuelles parce que l’impact culturel, aujourd’hui, se gagne aussi par l’authenticité.
Jacquemus, lui, le fait à sa manière : pas comme un geste de diversité coché sur un tableau. Mais comme une évidence narrative.
Une décision (aussi) très stratégique
Ne nous trompons pas : l’émotion n’exclut pas la stratégie. Au contraire, dans le luxe, l’émotion est souvent la stratégie la plus efficace.
Dans un marché saturé, l’authenticité devient rare
Les consommateurs voient passer mille campagnes, mille égéries, mille annonces. Une grand-mère ambassadrice, c’est inattendu. Mais surtout, c’est crédible. Et la crédibilité est une monnaie de plus en plus précieuse.
Jacquemus renforce son territoire : les origines
La marque le dit elle-même : avec cette nomination, elle célèbre les racines, la mémoire, la transmission. En langage Jacquemus, c’est plutôt : avant tout ça, il y avait elle.
Le public adore le contre-pied
Les spéculations sur une grande star étaient logiques. Justement : la surprise fonctionne. Et sur les réseaux sociaux, la surprise est un carburant puissant, surtout quand elle est positive.
Le Journal du Luxe souligne le caractère inattendu de l’annonce et l’esthétique de la photo (style immaculé, sac Valérie), ce qui alimente naturellement le partage et la conversation.
Liline, la Jacquemus woman originelle
L’une des phrases les plus intéressantes de la communication officielle, c’est celle-ci : pour Simon Porte Jacquemus, Liline incarne la femme Jacquemus ultime : force, élégance, authenticité.
C’est une manière de rappeler que la “femme Jacquemus” n’est pas seulement une silhouette longiligne dans un décor de carte postale. C’est une attitude : la simplicité assumée, la chaleur, la dignité, l’humour, la lumière.
Et si on y pense deux secondes, c’est exactement ce que les clientes recherchent quand elles achètent du Jacquemus : une forme de luxe moins raide, moins “palais”, plus vivant. Un luxe qui sourit.
Une réponse aux codes actuels : du celebrity marketing au story marketing
Le celebrity marketing n’est pas mort. Jacquemus, lui-même, a régulièrement habillé et collaboré avec des stars , et ça continuera. Mais la nomination de Liline marque autre chose : l’idée qu’un ambassadeur peut être un chapitre plutôt qu’une affiche.
Au fond, ce que fait Jacquemus, c’est déplacer la notion de prestige :
- d’un prestige statutaire (le nom de la star)
- vers un prestige émotionnel (la vérité du récit)
Et dans un moment où le luxe est parfois critiqué pour sa froideur ou sa déconnexion, ce type de geste a une puissance particulière : il réhumanise sans s’excuser d’être luxe.
Et maintenant ? Une ambassadrice qui ouvre des possibles
Cette nomination ouvre plusieurs pistes, très Jacquemus :
- Des campagnes plus narratives : pas juste porter des vêtements, mais raconter des moments, des souvenirs, une mémoire visuelle.
- Une esthétique encore plus intime : retour au village, aux objets, aux rituels, à cette Provence fantasmée mais sincère.
- Une communauté renforcée : Jacquemus ne parle pas à des consommateurs, il parle à des gens qui veulent croire à une histoire.
Et surtout, cela consolide une idée essentielle : dans le luxe contemporain, l’avant-garde n’est pas seulement technologique ou provocante. Elle peut être douce. Familiale. Et terriblement efficace.
Un symbole plus fort qu’un casting
En nommant Liline Jacquemus première ambassadrice de la maison, Simon Porte Jacquemus signe un geste rare : un geste qui fait parler, bien sûr, mais qui dit surtout quelque chose de profond sur la marque.
C’est une déclaration d’amour aux femmes qui l’ont construit, un clin d’œil à l’industrie, et une façon brillante de rappeler qu’un luxe désiré n’est pas forcément un luxe inaccessible c’est un luxe qui a une âme.
Et si l’époque réclame du sens, Jacquemus répond avec une évidence : parfois, la meilleure icône n’est pas celle qu’on “choisit”. C’est celle qui était là depuis le début. Mais Liline Jacquemus, la grand-mère de Simon Porte Jacquemus.
À peine annoncé, le choix fait l’effet d’un petit électrochoc : tendre, malin, presque insolent et surtout profondément cohérent avec l’ADN de la marque. Car Jacquemus, derrière les sacs viraux et les défilés spectaculaires, n’a jamais été seulement une histoire de mode. C’est une histoire de racines, de famille, de transmission. Et cette nomination en est la preuve la plus littérale.
Une première ambassadrice qui casse le scénario attendu
Le terme ambassadeur est souvent associé à une stratégie très codifiée : recruter une personnalité, lui confier une campagne, alimenter les réseaux, faire rayonner l’image dans des marchés clés. Une équation presque mathématique.
Sauf qu’ici, Jacquemus détourne les codes. Les médias anglo-saxons l’ont immédiatement lu comme un geste “anti-ambassadeur” : une réponse douce (et un brin moqueuse) à une industrie saturée de visages officiels, parfois empilés à la chaîne.
Harper’s Bazaar, notamment, souligne l’ironie de la démarche dans un paysage où certaines maisons multiplient les ambassadeurs à la pelle. Jacquemus choisit l’exact opposé : un visage unique, personnel, presque domestique et donc, paradoxalement, universel.
Ce choix a aussi une conséquence immédiate : au lieu de parler d’un “casting”, tout le monde parle d’un récit. Et le luxe, aujourd’hui, ne manque pas de produits. Il manque parfois d’histoires qui touchent juste.
Liline Jacquemus : une figure fondatrice, avant même la marque
Le site officiel de Jacquemus présente Liline comme la première ambassadrice de la Maison et insiste sur la dimension originelle de cette nomination : retour aux racines, hommage aux femmes qui ont élevé Simon Porte Jacquemus, célébration d’une mémoire familiale.
Selon ce portrait, Liline est née en 1946 et a grandi à Alleins, un village du Sud de la France, dans une famille d’agriculteurs, élevée par une mère italienne, célibataire et indépendante.
La marque précise également qu’elle est la grand-mère de Simon Porte Jacquemus et la mère de Valérie Jacquemus.
Et là, tout s’imbrique : Jacquemus n’est pas une griffe sortie d’un business plan. C’est une marque qui s’est construite sur une nostalgie lumineuse : la Provence, le soleil, le quotidien simple transfiguré en poésie. Nommer Liline, ce n’est pas « faire un coup ». C’est poser un point final à une phrase commencée depuis quinze ans.
Un geste très Jacquemus : la mode comme album de famille
Ce que Jacquemus comprend mieux que beaucoup, c’est que le public ne suit pas seulement des silhouettes : il suit une sensibilité. La maison a toujours cultivé une esthétique immédiatement identifiable minimalisme sensuel, humour discret, imagerie méditerranéenne mais aussi un fil rouge émotionnel : la famille, l’enfance, le souvenir.
Vogue rappelle d’ailleurs que Simon Porte Jacquemus a récemment mis en avant sa lignée féminine et ses figures maternelles dans son storytelling, et que la photo d’annonce montre Liline tenant le sac « Le Valérie », nommé en hommage à la mère du créateur.
Ce détail n’est pas décoratif : il dit tout. Liline n’est pas un visage plaqué sur une campagne. Elle est un personnage central du récit Jacquemus : un récit où les prénoms et les objets deviennent des hommages, où l’intime se transforme en iconographie.
D’ailleurs, côté presse française, Vogue.fr raconte que la maison a annoncé la nouvelle sur Instagram et que le créateur s’amuse à détourner les règles habituelles liées aux ambassadeurs, avec un ton tendre et facétieux.
C’est exactement ce qui rend Jacquemus si efficace : ce mélange de sincérité et de malice, comme si le luxe pouvait enfin respirer.
Un symbole fort : l’âge
Il y a aussi quelque chose de subtilement politique dans ce choix mais sans slogan, sans posture. Dans la mode, l’âge reste un angle mort. Les campagnes célèbrent la jeunesse, la peau lisse, la vitesse, le buzz. Et pourtant, les clientes (et clients) du luxe sont multigénérationnels.
Nommer une femme de 79 ans (âge mentionné dans plusieurs articles) comme ambassadrice, c’est rappeler qu’une silhouette élégante n’a pas d’âge, et qu’un imaginaire peut être puissant sans être adolescent.
Vogue (US) replace cette tendance dans un mouvement plus large : de plus en plus de maisons osent des figures inattendues, plus vraies, parfois plus âgées, parfois plus intellectuelles parce que l’impact culturel, aujourd’hui, se gagne aussi par l’authenticité.
Jacquemus, lui, le fait à sa manière : pas comme un geste de diversité coché sur un tableau. Mais comme une évidence narrative.
Une décision (aussi) très stratégique
Ne nous trompons pas : l’émotion n’exclut pas la stratégie. Au contraire, dans le luxe, l’émotion est souvent la stratégie la plus efficace.
Dans un marché saturé, l’authenticité devient rare
Les consommateurs voient passer mille campagnes, mille égéries, mille annonces. Une grand-mère ambassadrice, c’est inattendu. Mais surtout, c’est crédible. Et la crédibilité est une monnaie de plus en plus précieuse.
Jacquemus renforce son territoire : “les origines”
La marque le dit elle-même : avec cette nomination, elle célèbre les racines, la mémoire, la transmission.
En marketing, on parlerait de brand platform. En langage Jacquemus, c’est plutôt : avant tout ça, il y avait elle.
Le public adore le contre-pied
Les spéculations sur une grande star étaient logiques. Justement : la surprise fonctionne. Et sur les réseaux sociaux, la surprise est un carburant puissant, surtout quand elle est positive.
Le Journal du Luxe souligne le caractère inattendu de l’annonce et l’esthétique de la photo (style immaculé, sac Valérie), ce qui alimente naturellement le partage et la conversation.
Liline, la Jacquemus woman originelle
L’une des phrases les plus intéressantes de la communication officielle, c’est celle-ci : pour Simon Porte Jacquemus, Liline incarne “la femme Jacquemus” ultime force, élégance, authenticité.
C’est une manière de rappeler que la “femme Jacquemus” n’est pas seulement une silhouette longiligne dans un décor de carte postale. C’est une attitude : la simplicité assumée, la chaleur, la dignité, l’humour, la lumière.
Et si on y pense deux secondes, c’est exactement ce que les clientes recherchent quand elles achètent du Jacquemus : une forme de luxe moins raide, moins “palais”, plus vivant. Un luxe qui sourit.
Une réponse aux codes actuels : du celebrity marketing au story marketing
Le celebrity marketing n’est pas mort. Jacquemus, lui-même, a régulièrement habillé et collaboré avec des stars et ça continuera. Mais la nomination de Liline marque autre chose : l’idée qu’un ambassadeur peut être un chapitre plutôt qu’une affiche.
Au fond, ce que fait Jacquemus, c’est déplacer la notion de prestige :
- d’un prestige statutaire (le nom de la star)
- vers un prestige émotionnel (la vérité du récit)
Et dans un moment où le luxe est parfois critiqué pour sa froideur ou sa déconnexion, ce type de geste a une puissance particulière : il réhumanise sans s’excuser d’être luxe.
Et maintenant ? Une ambassadrice qui ouvre des possibles
Cette nomination ouvre plusieurs pistes, très Jacquemus :
-
Des campagnes plus narratives : pas juste “porter des vêtements”, mais raconter des moments, des souvenirs, une mémoire visuelle.
-
Une esthétique encore plus intime : retour au village, aux objets, aux rituels, à cette Provence fantasmée mais sincère.
-
Une communauté renforcée : Jacquemus ne parle pas “à des consommateurs”, il parle à des gens qui veulent croire à une histoire.
Et surtout, cela consolide une idée essentielle : dans le luxe contemporain, l’avant-garde n’est pas seulement technologique ou provocante. Elle peut être douce. Familiale. Et terriblement efficace.
Un symbole plus fort qu’un casting
En nommant Liline Jacquemus première ambassadrice de la maison, Simon Porte Jacquemus signe un geste rare : un geste qui fait parler, bien sûr, mais qui dit surtout quelque chose de profond sur la marque.
C’est une déclaration d’amour aux femmes qui l’ont construit, un clin d’œil à l’industrie, et une façon brillante de rappeler qu’un luxe désiré n’est pas forcément un luxe inaccessible, c’est un luxe qui a une âme.
Et si l’époque réclame du sens, Jacquemus répond avec une évidence : parfois, la meilleure icône n’est pas celle qu’on choisit. C’est celle qui était là depuis le début.