Silvia Venturini Fendi ne quitte pas Fendi : elle change de rôle

Parler de « départ » de Silvia Venturini Fendi nécessite aujourd’hui une nuance essentielle. La créatrice ne tourne pas définitivement la page Fendi.
Le 29 septembre 2025, la Maison annonce qu’elle devient Présidente d’Honneur de Fendi à compter du 1er octobre. Sa mission évolue : elle doit désormais contribuer à préserver et promouvoir l’héritage de la Maison, son savoir-faire, son histoire et l’univers Fendi Casa.
Cette évolution met fin à une carrière opérationnelle exceptionnelle à la création, mais pas au lien entre Silvia Venturini Fendi et l’entreprise familiale dont elle incarne la troisième génération. La transition est donc moins une rupture qu’un passage de témoin. Et celui-ci intervient à un moment symbolique : 2025 marquait les 100 ans de Fendi.
Fendi, une Maison romaine née en 1925
L’histoire commence à Rome. En 1925, Adele Casagrande et Edoardo Fendi fondent la Maison et ouvrent leur première boutique consacrée aux sacs et au travail de la fourrure.
Un siècle plus tard, les codes de cette origine restent structurants : cuir, Selleria, travail artisanal, expérimentation des matières, élégance romaine et transmission familiale. Cette continuité explique en partie pourquoi le changement de direction créative possède une portée particulière.
Fendi n’est pas seulement une griffe dont le designer peut modifier les codes à chaque cycle. Son identité repose sur plusieurs générations de femmes, sur des ateliers et sur des objets devenus emblématiques.
Silvia Venturini Fendi se situe précisément au croisement de ces deux dimensions : héritière de la Maison et créatrice d’une partie de son vocabulaire contemporain.
De Karl Lagerfeld à Silvia Venturini Fendi : plus de trente ans au cœur de la création

Silvia Venturini Fendi rejoint la direction artistique aux côtés de Karl Lagerfeld en 1992. À partir de 1994, elle prend en charge les accessoires puis le prêt-à-porter masculin. Elle travaille avec Lagerfeld jusqu’en 2019, année de la disparition du créateur, après une collaboration de 54 ans entre celui-ci et Fendi. Cette longévité lui donne une position singulière. Silvia Venturini Fendi a connu plusieurs Fendi. Le Fendi familial. Le Fendi de Karl Lagerfeld. Le développement international au sein de LVMH, devenu actionnaire majoritaire en 2001.
Puis les années Kim Jones, avant de reprendre également la responsabilité des collections femme à l’occasion du centenaire. Elle a donc assuré une forme de continuité rare dans une industrie habituée aux rotations rapides de directeurs artistiques.
La Baguette : le geste qui a changé l’histoire de Fendi
S’il fallait ne retenir qu’un seul objet de l’œuvre de Silvia Venturini Fendi, ce serait probablement la Baguette.
Créé en 1997, le sac est aujourd’hui présenté par Fendi comme son premier véritable « It-bag ». Sa forme compacte est pensée pour être portée sous le bras, d’où son nom faisant référence à la baguette de pain française.
Sa force tient à une idée simple : conserver une silhouette immédiatement identifiable tout en laissant les matières, broderies, couleurs et collaborations la réinventer.
Certaines versions nécessitent plusieurs heures de broderie et des milliers de perles ou de sequins. La Baguette devient ainsi simultanément un produit commercial, un support d’artisanat et une plateforme créative. Cette logique explique sa longévité. Là où un produit tendance doit constamment être remplacé, une véritable icône peut être réinterprétée.
Luxe Daily avait déjà consacré un article au phénomène autour du sac et de ses déclinaisons digitales.
Baguette et Peekaboo : deux icônes signées Silvia Venturini Fendi
La contribution de Silvia Venturini Fendi à la maroquinerie ne s’arrête pas à la Baguette. Elle crée également le Peekaboo en 2008.
LVMH présente aujourd’hui officiellement la Baguette et le Peekaboo comme deux sacs intemporels issus de sa créativité et du savoir-faire de la Maison. Cette capacité à créer des accessoires durables est stratégique.
Dans l’industrie du luxe, les sacs iconiques remplissent plusieurs fonctions à la fois. Ils génèrent du chiffre d’affaires, fournissent une porte d’entrée dans la Maison, donnent un visage au savoir-faire et créent une continuité entre les générations de clients.
Pour la nouvelle direction créative, l’enjeu n’est donc pas seulement de préserver la Baguette ou le Peekaboo. Il faudra aussi imaginer la prochaine icône Fendi.
Selleria : le véritable ADN artisanal de Fendi
L’autre pilier historique de la Maison porte un nom : Selleria. Le terme vient directement de la sellerie italienne.
Fendi explique que ses premières surpiqûres Selleria remontent à 1925, lorsque les maîtres selliers romains transmettent leur technique à Adele et Edoardo Fendi.
Un siècle plus tard, les artisans continuent d’utiliser la surpiqûre manuelle sur le cuir Cuoio Romano. Certaines pièces sont accompagnées d’une plaque en argent sterling portant un numéro de série unique et la date 1925. Cette permanence constitue un actif considérable à l’heure où le luxe cherche à mieux expliquer ses prix. Une marque patrimoniale ne peut plus se contenter d’invoquer le « savoir-faire ».
Le dernier grand chapitre créatif de Silvia : le centenaire Fendi
En février 2025, Silvia Venturini Fendi orchestre le défilé Automne-Hiver 2025-2026, conçu pour célébrer les 100 ans de la Maison. Collections homme et femme sont réunies.
Plutôt que de reproduire littéralement les archives, la créatrice travaille à partir de souvenirs personnels, réels ou imaginés, pour relier le passé et l’avenir.
Le décor rappelle les salons historiques de la Via Borgognona à Rome, associés aux cinq sœurs Fendi. La collection rassemble plusieurs éléments fondamentaux du vocabulaire maison : tailoring, cuir, Selleria, fourrure transformée, Baguette, Peekaboo et expérimentation artisanale.
De nouveaux modèles, comme les sacs Fendi Giano et Fendi Lui, sont également introduits. Ce défilé agit presque comme une synthèse.
Avant de passer à un autre rôle, Silvia Venturini Fendi rassemble cent ans de mémoire pour rappeler ce que Fendi doit conserver lorsqu’elle change.
Printemps-Été 2026 : la dernière vision de Silvia Venturini Fendi
Quelques jours avant l’annonce de son nouveau rôle, Silvia Venturini Fendi présente également les collections Printemps-Été 2026.
La proposition associe silhouettes féminines et masculines, couleurs polychromatiques, mailles aériennes, cuirs perforés, transparence et broderies. LVMH décrit un vestiaire dans lequel une apparente simplicité masque une grande complexité de fabrication. Ce point résume bien une partie de son héritage. Chez Fendi, l’exubérance ne doit jamais empêcher la technique. Et la technique ne doit jamais rendre le vêtement pesant.
Le luxe romain selon Silvia Venturini Fendi reste une affaire de contradictions maîtrisées : sérieux et humour, architecture et souplesse, patrimoine et irrévérence.
Maria Grazia Chiuri succède à Silvia Venturini Fendi
L’incertitude n’aura finalement duré que deux semaines. Le 14 octobre 2025, LVMH officialise la nomination de Maria Grazia Chiuri comme Chief Creative Officer de Fendi. Le choix est particulièrement symbolique.
Maria Grazia Chiuri ne découvre pas Fendi. Elle y revient. La créatrice explique elle-même avoir commencé son parcours professionnel auprès des cinq sœurs Fendi, avant de poursuivre sa carrière chez Valentino puis Dior. Son arrivée forme ainsi une boucle particulièrement forte : une Maison familiale fondée et développée par des femmes accueille à sa direction créative une femme dont la carrière avait commencé dans ses ateliers. Luxe Daily avait analysé cette nomination dès son officialisation.
Une nouvelle organisation autour de Maria Grazia Chiuri et Ramon Ros
Le changement créatif s’accompagne d’un renouvellement de la direction générale. Le 1er juillet 2025, Ramon Ros devient CEO de Fendi.
LVMH souligne alors son expertise du retail de luxe et du clienteling, acquise notamment chez Louis Vuitton en Chine continentale, ainsi que son expérience dans le développement de la désirabilité des marques. La séquence de nominations est donc particulièrement lisible :
Ramon Ros doit piloter la stratégie, le retail et la relation client. Maria Grazia Chiuri porte la vision créative. Silvia Venturini Fendi protège et transmet l’héritage dans son rôle de Présidente d’Honneur.
Fendi s’offre ainsi trois niveaux de gouvernance autour d’une même problématique : comment transformer cent ans d’histoire en désir contemporain ?
« Meno io, più noi » : la première Fendi de Maria Grazia Chiuri
La première réponse arrive avec la collection Automne-Hiver 2026-2027. Maria Grazia Chiuri adopte une devise qui ressemble autant à un programme créatif qu’à une déclaration de management :
« Meno io, più noi » – « moins de je, plus de nous ». La formule réaffirme la valeur du travail collectif, très liée à l’histoire des cinq sœurs Fendi.
Ce choix est particulièrement intéressant dans une industrie qui a longtemps construit ses récits autour du génie solitaire du directeur artistique. Maria Grazia Chiuri propose presque l’inverse.
Chez Fendi, le créateur ne doit pas faire disparaître la Maison derrière son nom. Il doit orchestrer les ateliers, les archives, les artisans et les différentes générations.
Une première collection entre rigueur, sensualité et mémoire
Pour ce premier défilé, silhouettes homme et femme apparaissent ensemble.
Le noir domine. La sensualité se construit par la dentelle, les robes fluides, les transparences et le rapport au corps, tandis que cols blancs, imprimés animaliers et références militaires créent des tensions visuelles.
Un dispositif baptisé « Echo of Love » permet parallèlement de transformer des fourrures anciennes en nouvelles pièces. Cette initiative possède une forte portée symbolique.
Fendi ne renie pas une matière historiquement centrale dans son histoire. La Maison expérimente plutôt une manière de la faire circuler dans le temps. Le passé devient matière première du présent.
Des archives, mais pas de nostalgie
C’est probablement l’un des défis les plus difficiles qui attend Maria Grazia Chiuri. La nouvelle Fendi ne peut pas vivre uniquement de ses archives. Mais elle ne peut pas non plus les ignorer.
La Maison possède cent ans d’objets, de techniques et d’images : Baguette, Peekaboo, Selleria, FF, Palazzo della Civiltà Italiana, fourrure, cuir, ateliers romains, Karl Lagerfeld et histoire familiale.
Le potentiel culturel est immense. La difficulté consiste à éviter deux pièges. Le premier serait la répétition littérale du passé. Le second serait une rupture si forte que Fendi deviendrait méconnaissable. Le travail autour des archives constitue déjà un enjeu éditorial important pour la Maison.
La durabilité chez Fendi : des engagements désormais quantifiables
Le texte initial évoquait de manière générale un « virage responsable ». Les sources officielles permettent désormais d’être beaucoup plus précis.
Fendi structure sa politique environnementale autour de plusieurs thèmes : matières responsables, circularité, traçabilité de la chaîne d’approvisionnement, conformité produit, réduction des déchets et longévité.
Surtout, certains indicateurs deviennent publics.
En 2025, 81 % des matières textiles utilisées par Fendi étaient certifiées selon les principaux standards sociaux et environnementaux existants, selon la Maison. Cette donnée est beaucoup plus intéressante qu’une formule vague sur « l’écoresponsabilité ». Elle permet de suivre un progrès. Et donc, potentiellement, de demander des comptes.
Bananatex et coton biologique : l’innovation matière entre dans la première collection Chiuri
La collection Automne-Hiver 2026-2027 fournit également un exemple concret de cette recherche.
Fendi présente un denim associant coton biologique et fibres d’abaca Bananatex®, conçu avec Berto Industria Tessile.
La Maison décrit ce développement comme la rencontre entre matière organique, innovation technique et pratiques plus responsables. L’intérêt dépasse le simple matériau. L’écoresponsabilité est ici intégrée au travail créatif de la nouvelle direction dès sa première collection. C’est une évolution importante.
Dans le luxe, la durabilité devient réellement crédible lorsqu’elle cesse d’être une capsule périphérique pour entrer dans le processus normal de conception.
Circularité : Fendi travaille aussi sur les stocks et matières existantes
La circularité constitue un autre chantier documenté.
Fendi explique travailler au réemploi, au recyclage et à la valorisation des matières issues des fins de production.
La Maison collabore notamment avec Nona Source, plateforme lancée par LVMH pour remettre en circulation des tissus, cuirs et autres matières inutilisées provenant des stocks des Maisons du Groupe.
Son ambition annoncée pour 2026 est de pouvoir donner une nouvelle vie à l’ensemble de ses matières premières arrivées en fin de stock par le recyclage, le réemploi ou le don.
La logique est cohérente avec une industrie où les ressources les plus précieuses ne peuvent plus être considérées comme jetables.
Réparation : Fendi transforme l’après-vente en outil de circularité
L’une des informations les plus intéressantes concerne la réparation. Fendi indique que son réseau mondial de boutiques peut organiser des services de réparation et de restauration de ses produits, indépendamment de leur date ou de leur lieu d’achat.
La Maison affirme réparer et remettre en état chaque année plusieurs milliers d’articles à travers le monde.
L’approche est particulièrement pertinente pour une marque connue pour ses sacs. Un sac de luxe qui peut être restauré après dix ou vingt ans possède une valeur différente d’un produit uniquement pensé pour sa première vente.
Fendi a même développé le Peekaboo Spa en 2021, puis élargi le concept à la Baguette en 2024 sous le nom Icons Spa.
La durabilité rejoint alors l’expérience client.
Prendre soin d’une icône contribue à préserver à la fois le produit, la relation avec son propriétaire et la valeur culturelle de la Maison.
Attention à la seconde main certifiée
Un point du texte d’origine mérite en revanche d’être corrigé. À ce jour, les sources officielles consultées documentent clairement la réparation, la restauration, le réemploi des matières, l’entretien et la circularité, mais pas un service généralisé de seconde main certifiée Fendi comparable à un programme officiel de revente opéré directement par la Maison.
Expérience client : rendez-vous, conseiller et achats à distance
La nouvelle ère Fendi ne concerne pas uniquement les défilés. La Maison développe aussi ses services autour d’une relation plus individualisée. Sur son site français, Fendi propose des rendez-vous personnalisés en boutique ou à distance avec un conseiller clientèle, ainsi que des achats à distance et différents services premium.
Cette dimension rejoint directement l’expertise de Ramon Ros dans le clienteling. Pour une Maison aux prix élevés, l’expérience doit prolonger la valeur du produit. La disponibilité du conseiller, la connaissance de la pièce, le suivi après l’achat et la capacité à organiser une réparation deviennent autant d’éléments du luxe de service.
Hand in Hand : transformer la Baguette en manifeste de savoir-faire italien
Le programme Hand in Hand constitue l’un des exemples les plus convaincants de la manière dont Fendi peut renouveler une icône sans la banaliser. La Maison a invité des ateliers et artisans représentant les différentes régions italiennes à réinterpréter la Baguette grâce à leurs propres savoir-faire locaux. Chaque création devient ainsi un objet d’art artisanal, produit en série très limitée. L’intérêt stratégique est double.
Fendi entretient la désirabilité de la Baguette tout en déplaçant la conversation du simple logo vers la technique. C’est précisément ce que recherchent de nombreux acteurs du luxe aujourd’hui : expliquer pourquoi un produit mérite d’exister.
Fendi Casa : pourquoi Silvia reste stratégique
Le nouveau rôle de Silvia Venturini Fendi inclut explicitement la promotion de Fendi Casa. Ce n’est pas un détail.
Le design et la décoration permettent aux Maisons de luxe d’étendre leur langage au-delà du vêtement. Fendi Casa travaille déjà avec des designers contemporains et réinterprète les codes de la Maison, notamment les coutures, le cuir Cuoio Romano, la Selleria et le motif FF. Dans son rôle de Présidente d’Honneur, Silvia peut donc devenir une forme de garante de la cohérence culturelle de Fendi. La création vestimentaire change de main. L’esprit familial reste présent.
Les quatre défis de Maria Grazia Chiuri chez Fendi
Préserver une identité romaine immédiatement reconnaissable
Fendi possède une géographie culturelle très forte. Rome n’est pas un simple décor marketing. Elle nourrit l’architecture, les couleurs, le rapport à la monumentalité et la personnalité de la Maison. Maria Grazia Chiuri devra exploiter cette identité sans tomber dans le cliché.
Créer les icônes après Baguette et Peekaboo
Deux sacs historiques constituent une force. Mais une Maison ne peut pas vivre éternellement de deux réussites. La capacité à créer un nouveau produit immédiatement identifiable sera l’un des meilleurs indicateurs du succès de cette nouvelle période.
Transformer le savoir-faire en valeur compréhensible
Le cuir Selleria cousu à la main, la restauration, les broderies ou les matières innovantes sont autant d’éléments qui peuvent justifier la valeur du luxe. Encore faut-il les montrer. Le storytelling artisanal doit devenir concret plutôt que décoratif.
Faire de la durabilité une preuve et non une promesse
81 % de textiles certifiés en 2025, réemploi des stocks, services de réparation et innovation matière constituent des points de départ vérifiables.
La suite devra être mesurée dans le temps. C’est ainsi que Fendi pourra transformer la durabilité en élément de confiance plutôt qu’en argument publicitaire.
Fendi sous Maria Grazia Chiuri : plus qu’un changement de directrice artistique
La transition entre Silvia Venturini Fendi et Maria Grazia Chiuri raconte finalement quelque chose de plus large sur l’évolution du luxe. Il y a quelques années, un changement de direction créative était essentiellement analysé sous l’angle du vêtement.
Aujourd’hui, il engage également le produit, les accessoires, les matières, le patrimoine, le retail, les collaborations culturelles, la durabilité et la relation client.
Chez Fendi, cette transformation est particulièrement visible parce que l’histoire familiale reste très présente. Maria Grazia Chiuri n’arrive pas sur une page blanche. Elle hérite d’un siècle.
Silvia Venturini Fendi ne disparaît pas : elle devient Présidente d’Honneur et gardienne de l’héritage. Ramon Ros apporte une culture du retail et du clienteling. Et la nouvelle direction créative répond avec une formule étonnamment juste : moins de je, plus de nous.
Pourquoi la nouvelle ère Fendi mérite d’être suivie ?
La première collection de Maria Grazia Chiuri permet déjà de distinguer plusieurs directions : retour au collectif, centralité de l’artisanat italien, réemploi de certaines matières, expérimentation textile, dialogue avec les artistes et renouvellement du vestiaire féminin et masculin. Luxe Daily suit déjà cette nouvelle période, notamment à travers la relation entre couture, art et patrimoine romain.
La question n’est donc plus : qui remplacera Silvia Venturini Fendi ? Elle a été tranchée. La véritable interrogation est désormais beaucoup plus intéressante : que fera Maria Grazia Chiuri de l’héritage que Silvia Venturini Fendi lui transmet ?
Si la Maison parvient à préserver la force de ses icônes tout en générant de nouveaux objets de désir, à rendre ses savoir-faire plus visibles et à apporter des preuves tangibles de sa transformation environnementale, Fendi peut convertir son centenaire en véritable point de départ. Un nouveau siècle. Toujours romain. Toujours artisanal. Mais avec un autre regard.
FAQ – Silvia Venturini Fendi et la nouvelle direction créative de Fendi
Silvia Venturini Fendi a-t-elle quitté Fendi ?
Non. Elle a quitté ses fonctions opérationnelles de direction créative mais occupe depuis le 1er octobre 2025 le poste de Présidente d’Honneur de Fendi. Elle continue notamment à soutenir l’héritage de la Maison, son artisanat et Fendi Casa.
Qui est la nouvelle directrice artistique de Fendi ?
Maria Grazia Chiuri a été nommée Chief Creative Officer de Fendi le 14 octobre 2025. Elle est revenue dans la Maison où elle avait commencé sa carrière.
Quand Maria Grazia Chiuri a-t-elle présenté sa première collection Fendi ?
Sa première collection est Fendi Automne-Hiver 2026-2027, présentée à Milan et détaillée officiellement par LVMH le 5 mars 2026.
Qui a créé le sac Baguette de Fendi ?
Le sac Baguette a été créé par Silvia Venturini Fendi en 1997. Fendi le présente aujourd’hui comme son premier « It-bag ».
Qui a créé le Peekaboo ?
Le Peekaboo, autre sac iconique de Fendi, a été créé par Silvia Venturini Fendi en 2008.
Qu’est-ce que la Selleria Fendi ?
La Selleria désigne une tradition de travail du cuir remontant à 1925, caractérisée notamment par des surpiqûres réalisées à la main selon un savoir-faire inspiré des maîtres selliers romains.
Fendi répare-t-il ses anciens sacs ?
Oui. Fendi indique proposer des services de réparation et restauration via son réseau international de boutiques et affirme remettre en état chaque année plusieurs milliers de produits.
Fendi est-il engagé dans la mode durable ?
La Maison développe différentes initiatives portant sur les matières, la traçabilité, la circularité, le réemploi et la longévité des produits. En 2025, Fendi indique que 81 % de ses matières textiles étaient certifiées selon les principaux standards sociaux et environnementaux existants.
3 sources officielles françaises
- LVMH – Silvia Venturini Fendi est nommée Présidente d’Honneur de Fendi, communiqué officiel publié le 29 septembre 2025.
Consulter la source officielle LVMH - LVMH – Maria Grazia Chiuri nommée Chief Creative Officer de Fendi, communiqué officiel publié le 14 octobre 2025.
Consulter la nomination officielle de Maria Grazia Chiuri - Fendi France – Fendi Selleria depuis 1925, présentation officielle de l’histoire de la Selleria, du Cuoio Romano et du savoir-faire artisanal de la Maison.
Consulter la source officielle Fendi France