Matthew Ives chez Dunhill : un nouveau chapitre pour une Maison britannique de 1893
Dans le luxe, certaines nominations annoncent une rupture. D’autres révèlent plutôt la volonté de consolider une transformation déjà engagée. L’arrivée de Matthew Ives à la direction générale de Dunhill appartient clairement à la seconde catégorie.
Le 30 septembre 2025, Richemont annonce sa nomination comme Chief Executive Officer de la Maison britannique, avec une prise de fonctions le 13 octobre. Son mandat est formulé sans ambiguïté : travailler aux côtés de Simon Holloway, Directeur créatif de Dunhill depuis 2023, afin de renforcer le positionnement de la Maison dans le luxe masculin britannique. Cette précision est essentielle.
Matthew Ives ne vient pas redessiner les costumes ou réinventer seul l’esthétique Dunhill. Son rôle consiste à transformer une vision créative en stratégie de marque, développement commercial, expérience client et croissance internationale. Simon Holloway construit le vestiaire. Matthew Ives doit contribuer à construire l’entreprise capable de le porter. C’est cette complémentarité qui rend la nouvelle phase de Dunhill particulièrement intéressante à observer.
Qui est Matthew Ives, le nouveau CEO de Dunhill ?

Le parcours de Matthew Ives est plus riche que ne le suggère la seule mention de son passage chez De Beers. Diplômé de l’Université de Cambridge, il débute sa carrière chez McKinsey & Company avant de passer plus de dix ans chez Richemont, où il occupe différentes fonctions de direction chez Cartier puis Van Cleef & Arpels.
Il rejoint ensuite De Beers à Londres, où il passe trois années comme SVP, Chief Commercial Officer, avant de revenir chez Richemont pour prendre la tête de Dunhill.
Le profil est donc moins celui d’un dirigeant extérieur recruté pour provoquer un électrochoc que celui d’un connaisseur intime du fonctionnement des grandes Maisons.
Son expérience combine plusieurs dimensions particulièrement stratégiques en 2026 :
- compréhension du retail international ;
- gestion de Maisons patrimoniales ;
- développement commercial ;
- connaissance des clientèles de joaillerie et de luxe ;
- pilotage de catégories à forte valeur perçue ;
- expérience de groupes mondiaux aux standards opérationnels élevés.
Pour Dunhill, cette culture est précieuse. La Maison possède déjà l’histoire, les archives, un langage esthétique et un Directeur créatif clairement identifié. Son défi est désormais de convertir ces actifs en désirabilité durable.
Matthew Ives et Simon Holloway : le véritable tandem à suivre chez Dunhill

La nomination de Matthew Ives ne doit donc pas être analysée séparément du travail entrepris par Simon Holloway. Holloway a été nommé Directeur créatif de Dunhill le 12 avril 2023. Richemont soulignait alors sa connaissance profonde des codes du style anglais et sa volonté de créer des collections intemporelles profondément britanniques.
Depuis, son travail s’éloigne volontairement de la logique du streetwear spectaculaire qui a dominé une partie du luxe masculin. Dunhill privilégie au contraire une grammaire faite de tailoring britannique, manteaux structurés, cuir patiné, chaussures classiques, maille fine, accessoires fonctionnels et matières nobles.
C’est un positionnement à contretemps en apparence, mais particulièrement pertinent au moment où le vestiaire masculin redécouvre les vertus de la coupe, de la matière et de la permanence.
Cette évolution de la mode homme peut être rapprochée d’autres repositionnements créatifs récents, notamment celui d’Hermès autour d’une lecture exigeante du tailoring et du vestiaire masculin. À lire sur Luxe Daily : Grace Wales Bonner prend les rênes des collections masculines chez Hermès.
Dunhill ne veut pas devenir moderne : la Maison veut rendre son héritage contemporain
La nuance est capitale. Dunhill ne cherche pas à effacer son passé pour séduire une nouvelle génération. La marque semble au contraire considérer que son histoire constitue son principal avantage concurrentiel.
Fondée à Londres en 1893, la Maison trouve ses origines dans l’entreprise de sellerie familiale reprise par Alfred Dunhill. Celui-ci l’oriente rapidement vers les accessoires destinés aux premiers automobilistes, donnant naissance à l’univers des Motorities. Cette relation entre mouvement, fonctionnalité et élégance reste présente plus de 130 ans plus tard.
Le site officiel français de Dunhill définit encore aujourd’hui la Maison à travers quatre notions récurrentes : savoir-faire, excellence, fonctionnalité et personnalisation.
Ce vocabulaire est particulièrement pertinent dans le luxe contemporain. Face à la multiplication des tendances et des phénomènes viraux, Dunhill possède quelque chose que les nouvelles marques doivent construire de toutes pièces : une légitimité historique. L’enjeu n’est donc pas d’inventer artificiellement de nouveaux codes. Il consiste à rendre les anciens désirables à nouveau.
Collection Automne-Hiver 2026 : le style Dunhill devient plus lisible
La collection Automne-Hiver 2026 de Simon Holloway offre une illustration particulièrement précise de cette stratégie. Inspirée par l’univers de Lord Snowdon, elle explore le Londres des années 1960 et la tension entre retenue aristocratique et liberté créative. Les silhouettes reposent sur une palette de gris, bruns et bleus nuit, tandis que la richesse vient essentiellement des matières.
Dunhill travaille notamment des flanelles de laine Super 120s et Super 150s, des manteaux en alpaga, du grain de poudre en laine mérinos ainsi que des mélanges de cachemire et de soie. Le tailoring reste maîtrisé mais gagne en décontraction.
C’est précisément là que se situe la modernité de Dunhill. Pas dans la multiplication des logos.
Pas dans une transformation brutale de ses codes. Mais dans la capacité à rendre un costume anglais classique suffisamment souple, sensuel et actuel pour retrouver une fonction dans le vestiaire contemporain.
Cette évolution rejoint une transformation plus large du marché, où le tailoring dialogue désormais avec davantage de confort, de mobilité et de fonctionnalité. À lire également sur Luxe Daily : Performance-luxe : quand le sport inspire la mode haut de gamme.
La maroquinerie devient un autre moteur de la renaissance Dunhill
Réduire Dunhill au costume serait pourtant une erreur. L’un des chantiers les plus importants de la Maison concerne aujourd’hui la maroquinerie masculine de luxe.
Le rapport annuel 2026 de Richemont indique que Dunhill a entièrement repensé son offre de maroquinerie autour de cinq nouvelles lignes : Alfred, Century, Bourdon, Duke et Despatch. Une nouvelle collection cuir liée à l’héritage de la Maison et à son histoire automobile a également été lancée en février 2026.
Cette catégorie peut être décisive. Le prêt-à-porter construit l’image d’une Maison, mais les accessoires permettent souvent d’élargir la clientèle et de créer des produits signatures capables de traverser plusieurs saisons.
Le sac Alfred illustre particulièrement bien cette logique.
Inspiré des premiers bagages automobiles et des mallettes britanniques, il associe cuir de veau patiné, construction structurée, coutures rappelant la sellerie et éléments métalliques faisant référence au briquet Unique. Le produit ne cherche donc pas simplement à reprendre un logo historique.
Il traduit plusieurs archives en un objet contemporain. Pour Dunhill, la maroquinerie peut ainsi devenir le chaînon manquant entre son héritage automobile, son savoir-faire du cuir et les usages d’un client moderne.
Le sur-mesure reste une arme stratégique
À une époque où de nombreuses marques parlent de personnalisation, Dunhill dispose également d’un avantage plus tangible : le sur-mesure et la demi-mesure font historiquement partie de son métier. La Maison propose notamment costumes, chemises, manteaux et tenues du soir adaptés à la silhouette du client.
Son service officiel prévoit un accompagnement par des maîtres tailleurs au cours d’un processus pouvant durer six à huit semaines, avec des rendez-vous privés.
L’Expérience Alfred Dunhill étend cette approche à plusieurs univers : couture et maroquinerie sur mesure, chaussures en demi-mesure ou sur commande, joaillerie et pièces de cuir en édition limitée. Ces services sont loin d’être anecdotiques.
Dans un marché où de nombreux produits haut de gamme peuvent être commandés en quelques secondes, le temps passé avec un client redevient une forme de luxe. Prendre ses mesures, choisir un tissu, ajuster une veste, comprendre une matière, modifier un détail : toute cette relation crée une valeur qu’un simple parcours e-commerce ne peut reproduire. Le clienteling de luxe trouve ici sa forme la plus traditionnelle et peut-être la plus moderne.
Réparation et après-vente : la durabilité selon Dunhill passe d’abord par la longévité
Le texte initial évoquait sourcing responsable, traçabilité et réparabilité comme des priorités annoncées par Matthew Ives. Il convient d’être plus précis. Richemont n’a pas présenté ces éléments comme une feuille de route personnelle annoncée par le nouveau CEO lors de sa nomination.
En revanche, la longévité des produits et l’après-vente sont réellement documentés par Dunhill.
Sur son site français, la Maison explique disposer de centres spécialisés assurant réparation et entretien pour plusieurs catégories : briquets, instruments d’écriture, maroquinerie, montres et joaillerie. Cette nuance est importante pour parler correctement de durabilité dans le luxe.
La durabilité ne repose pas uniquement sur une matière recyclée ou sur un indicateur environnemental. Elle commence aussi par une question très simple : le produit est-il suffisamment bien conçu pour être conservé, entretenu et réparé ?
Chez Dunhill, cette idée rejoint directement l’une des philosophies historiques attribuées à Alfred Dunhill : l’objet doit être utile, fonctionner correctement, être beau et durer. La réparabilité devient alors moins une concession écologique qu’une prolongation logique de la notion de luxe fonctionnel.
Bourdon House : pourquoi le retail physique reste essentiel
La stratégie de Matthew Ives se jouera aussi en boutique. Et chez Dunhill, aucun lieu n’est aussi important que Bourdon House, l’adresse historique de la Maison à Mayfair.
Le rapport annuel 2026 de Richemont indique que Bourdon House a continué de développer sa clientèle et s’est affirmée comme le premier point de vente Dunhill au monde en chiffre d’affaires retail. C’est un signal stratégique particulièrement fort. Dans le luxe masculin, la boutique ne peut plus être simplement un alignement de portants et de vitrines.
Elle doit permettre au client d’expérimenter l’ensemble de l’univers : vêtements, cuir, accessoires, services, rendez-vous privés et culture de Maison. Dunhill poursuit parallèlement l’évolution de son réseau.
Sur l’exercice 2026, la Maison a renforcé sa présence londonienne avec de nouveaux espaces chez Harrods et Selfridges, ouvert une boutique au Dubai Mall et rénové plusieurs points de vente en Chine et au Japon.
Richemont mentionne également des projets de nouvelles boutiques sur New Bond Street à Londres et Madison Avenue à New York. Le retail devient ainsi un prolongement direct du repositionnement créatif. Une collection plus élevée exige un environnement plus élevé.
Dunhill transforme aussi sa communication en territoire culturel
La renaissance de la Maison ne repose pas uniquement sur le produit et les boutiques. Son programme de communication se rapproche progressivement d’une logique de marque culturelle.
Richemont cite notamment les collaborations ou partenariats développés avec BAFTA, Frieze Masters et le Royal Philharmonic Orchestra, auxquels s’ajoute l’historique Alfred Dunhill Links Championship dans le golf. Le choix de ces territoires est particulièrement cohérent. Cinéma britannique, art, musique classique, golf : Dunhill ne cherche pas nécessairement les plateformes les plus bruyantes.
La Maison sélectionne des environnements qui prolongent son imaginaire de Britishness, de sophistication et de culture. C’est probablement plus pertinent qu’une multiplication de collaborations opportunistes destinées uniquement à générer de l’engagement sur les réseaux sociaux. Pour une marque patrimoniale, la désirabilité ne se résume pas à la visibilité. Elle repose sur la qualité du contexte dans lequel elle apparaît.
La mode masculine représente-t-elle une opportunité pour Dunhill ?
Le vestiaire masculin connaît aujourd’hui une transformation profonde. Le costume n’a pas disparu. Il a changé de fonction. Les hommes associent plus librement tailoring, maille, cuir, sneakers, pièces casual et accessoires. La frontière entre tenue professionnelle et vestiaire de loisir s’est considérablement assouplie. Cette évolution favorise les Maisons capables de proposer une garde-robe complète, plutôt qu’une succession de produits isolés.
La campagne Printemps-Été 2026 de Dunhill adopte précisément cette logique : costumes britanniques légers, vestes en cuir, chaussures, cravates, maroquinerie inspirée de l’automobile et manteaux composent un vestiaire pensé comme un ensemble cohérent. Cette quête de cohérence intervient au moment où le marché masculin s’intéresse également davantage à la durabilité et à la valeur d’usage des pièces.
À lire sur Luxe Daily : Les tendances de la revente de mode masculine.
Le contexte Richemont offre des signaux positifs, mais pas encore de chiffres Dunhill isolés
Il serait tentant de mesurer immédiatement « l’effet Matthew Ives ». Ce serait prématuré.
Richemont ne communique pas publiquement un chiffre d’affaires trimestriel propre à Dunhill. Il faut donc éviter d’attribuer directement à la Maison des performances annoncées au niveau de l’ensemble des Fashion & Accessories Maisons. Ce que l’on sait, en revanche, est que l’environnement du pôle s’est amélioré.
Sur l’exercice clos le 31 mars 2026, les Fashion & Accessories Maisons de Richemont ont enregistré une croissance de 3 % à taux de change constants.
Puis, le 15 juillet 2026, Richemont annonce pour son premier trimestre fiscal clos le 30 juin une progression de 9 % à taux de change constants de son segment « Other », qui comprend notamment ses Maisons de mode et accessoires.
Le Groupe précise toutefois que cette performance agrège plusieurs activités et met spécifiquement en avant certaines autres Maisons. Elle ne permet donc pas d’isoler la contribution de Dunhill.
C’est une distinction indispensable. La nouvelle stratégie Dunhill commence à devenir visible dans les collections, la maroquinerie et le retail. Son succès financier devra, lui, être évalué sur un temps plus long.
Les vrais défis de Matthew Ives chez Dunhill
La mission du nouveau CEO peut finalement être résumée autour de quatre grands enjeux.
Transformer le capital historique en produits désirables
Avoir 130 ans d’archives constitue une force seulement si ces archives nourrissent des pièces que le client contemporain souhaite réellement porter. Les lignes de maroquinerie et le travail de Simon Holloway sont donc déterminants.
Faire de Dunhill une Maison complète
Le costume seul ne suffira pas. La croissance doit passer par un équilibre entre prêt-à-porter masculin, maroquinerie, chaussures, accessoires et hard luxury.
Préserver l’exclusivité tout en développant le réseau
Une boutique à Mayfair n’a pas la même fonction qu’un espace au Dubai Mall, à New York ou en Asie. L’enjeu est d’internationaliser Dunhill sans transformer la Britishness de la Maison en décor artificiel.
Donner du temps au repositionnement
Le luxe patrimonial ne se reconstruit pas au rythme d’une tendance TikTok. Pour que les consommateurs associent à nouveau spontanément Dunhill à une silhouette, un sac, une matière ou une attitude, la cohérence devra être maintenue saison après saison.
Ce que l’ère Matthew Ives peut réellement changer chez Dunhill
L’arrivée de Matthew Ives ne marque donc pas une révolution créative isolée. Elle complète une transformation commencée avant lui. Simon Holloway a replacé au centre le style anglais, le tailoring, la maroquinerie et l’élégance masculine.
Matthew Ives dispose désormais de la responsabilité de donner à cette proposition une traduction commerciale et internationale.
Le tandem pourrait permettre à Dunhill d’occuper un territoire devenu étonnamment disponible dans le luxe : celui d’une Maison masculine britannique complète, cultivée et sophistiquée, capable de défendre aussi bien un costume qu’un sac, un manteau, un briquet, une paire de chaussures ou une expérience sur mesure.
Dans un secteur où tant de marques cherchent à être immédiatement reconnaissables, Dunhill pourrait trouver sa modernité dans le mouvement inverse. Moins chercher à faire du bruit. Davantage travailler la coupe. Le cuir.
Le service. La culture. Et surtout cette forme de précision britannique qui considère depuis Alfred Dunhill qu’un objet de luxe doit être beau, fonctionnel et suffisamment bien conçu pour durer.
FAQ – Matthew Ives et la nouvelle stratégie Dunhill
Qui est Matthew Ives ?
Matthew Ives est le CEO de Dunhill depuis le 13 octobre 2025. Diplômé de Cambridge, ancien consultant chez McKinsey, il a occupé pendant plus de dix ans des fonctions de direction chez Cartier et Van Cleef & Arpels au sein de Richemont avant de rejoindre De Beers comme Chief Commercial Officer.
Matthew Ives est-il le Directeur artistique de Dunhill ?
Non. Matthew Ives dirige l’entreprise en qualité de CEO. La direction créative de Dunhill est assurée par Simon Holloway, nommé à ce poste le 12 avril 2023.
À quel groupe appartient Dunhill ?
Dunhill appartient au groupe suisse Richemont, qui possède également des Maisons comme Cartier, Van Cleef & Arpels, Chloé, Alaïa, Montblanc ou Delvaux.
Quand Dunhill a-t-il été fondé ?
L’histoire de Dunhill débute à Londres en 1893, lorsqu’Alfred Dunhill reprend l’activité de sellerie familiale et la développe rapidement autour des accessoires destinés à l’automobile.
Quels sont les produits emblématiques de Dunhill aujourd’hui ?
La Maison développe un vestiaire complet comprenant tailoring, prêt-à-porter, maroquinerie, chaussures et accessoires, auxquels s’ajoutent des objets historiques comme ses briquets et instruments d’écriture. Sa nouvelle stratégie cuir s’articule notamment autour des lignes Alfred, Century, Bourdon, Duke et Despatch.
Dunhill propose-t-il du sur-mesure ?
Oui. Dunhill propose notamment costumes, chemises, manteaux et tenues de soirée en demi-mesure, avec un processus pouvant durer six à huit semaines, ainsi que différents services personnalisés en maroquinerie et chaussures.
3 sources officielles en français
- Dunhill – À propos de Dunhill, histoire de la Maison, héritage britannique, artisanat, fonctionnalité et personnalisation. Consulter la source officielle française Dunhill
- Dunhill – L’Expérience Alfred Dunhill, présentation officielle des services de couture, maroquinerie sur mesure, chaussures et personnalisation. Consulter l’Expérience Alfred Dunhill
- Dunhill – Service après-vente, informations officielles sur l’entretien et la réparation de la maroquinerie, des briquets, montres, instruments d’écriture et pièces de joaillerie. Consulter le service après-vente Dunhill
Source officielle de la nomination : Richemont, Appointment of Matthew Ives as CEO of dunhill, communiqué publié le 30 septembre 2025.