On connaissait Borsalino pour ses chapeaux portés par les dandys, les actrices et les élégants du monde entier. Désormais, il faudra aussi compter avec… un flacon. La maison italienne, fondée au XIXᵉ siècle et devenue synonyme de raffinement, franchit un cap important : elle dévoile son tout premier parfum féminin, comme un prolongement naturel de son univers.
Une nouvelle page dans l’histoire de la maison

Se lancer dans la parfumerie n’est pas un geste anodin pour une marque aussi emblématique. Borsalino ne change pas de métier, elle change de langage. Au lieu de travailler la feutrine et la forme d’un bord, la maison sculpte désormais l’invisible : une odeur, une sensation, une trace laissée sur la peau.
Ce parfum féminin marque un vrai tournant : la volonté d’ouvrir le territoire de la marque à d’autres objets de désir, tout en restant fidèle à ce qui fait son identité. On retrouve cette même idée de style discret, de charisme sans cris, de présence qui se remarque sans jamais s’imposer.
Une féminité moderne, ni sage, ni caricaturale
Ce qui frappe d’emblée, c’est l’intention derrière la fragrance : parler aux femmes d’aujourd’hui sans tomber dans les clichés habituels du « parfum féminin » trop sucré ou trop spectaculaire.
La composition s’articule autour de trois temps, comme un film en plusieurs actes :
- En tête, les agrumes pétillants et les fruits frais apportent un élan vif, presque lumineux. C’est le moment où le parfum accroche, où l’on se dit : « tiens, il se passe quelque chose ».
- Au cœur, la rose et le jasmin prennent le relais. Pas une rose poudrée de vieille coiffeuse, ni un jasmin envahissant : plutôt un duo équilibré, très féminin, qui oscille entre romantisme et sensualité.
- En fond, le bois de santal et le musc viennent poser la fragrance, la réchauffer, lui donner ce côté enveloppant qui fait qu’on a envie de rester dans cette odeur, comme dans un manteau bien coupé.
L’ensemble raconte une femme qui n’a pas besoin d’en faire trop pour se faire remarquer. Une femme sûre d’elle, qui assume ses nuances, ses forces comme ses failles.
Un flacon qui fait écho aux chapeaux Borsalino
Évidemment, chez Borsalino, impossible de proposer un parfum sans soigner l’objet. Le flacon n’est pas seulement un contenant : il s’inscrit dans la continuité de l’univers de la maison.
On retrouve un esprit rétro chic, avec des lignes simples, une forme nette, des détails discrets qui rappellent l’esthétique des chapeaux : un cerclage, une courbe, une proportion travaillée. Rien de tapageur, mais une vraie présence sur une étagère ou une coiffeuse.
On sent la volonté de créer un objet qu’on garde, qu’on pose, qu’on regarde autant qu’on utilise. Comme un accessoire à part entière, à mi-chemin entre le flacon de parfum et le petit totem personnel.
Une stratégie qui vise plus loin que le simple parfum
Ce lancement ne se limite pas à une jolie fragrance de plus sur le marché. Il s’inscrit dans une stratégie de marque assumée : celle de la diversification.
Borsalino élargit son terrain de jeu. Le parfum permet de toucher une clientèle plus large : des amatrices de parfums de niche, des jeunes femmes qui n’ont peut-être jamais porté un chapeau de la maison, mais qui aiment l’idée de s’approprier une part de ce mythe italien à travers une signature olfactive.
La marque reste fidèle à son image de qualité et d’authenticité, tout en entrant dans un univers où l’émotion se joue autrement. Après tout, un parfum, c’est un peu comme un chapeau : ça change la façon dont on se sent, sans qu’on sache toujours vraiment expliquer pourquoi.
Une campagne pensée pour parler à la nouvelle génération

Pour accompagner ce lancement, Borsalino ne mise pas que sur son nom historique. La maison a prévu une campagne moderne, très ancrée dans les usages actuels : visuels soignés, présence sur les réseaux sociaux, collaborations avec des influenceurs et des figures de la mode et de la beauté.
L’idée n’est pas simplement de montrer le flacon, mais de raconter une histoire : des scènes de vie, des silhouettes en mouvement, des instants où le parfum accompagne les gestes du quotidien. Le message est clair : Borsalino n’est pas qu’un souvenir d’un cinéma ancien, c’est une marque qui continue d’évoluer avec son époque.
Ces partenariats permettent aussi de créer une proximité avec le public, de donner au parfum un visage, une attitude, au-delà des visuels classiques de la parfumerie de luxe.
Un luxe qui se veut aussi responsable
Dans un contexte où les questions environnementales sont incontournables, Borsalino ne pouvait pas ignorer cet aspect. La maison met en avant une approche plus responsable : ingrédients issus de filières contrôlées, packaging pensé pour être recyclable, attention portée à l’impact global du produit.
Ce souci de transparence s’adresse à une clientèle qui aime le luxe, mais qui ne veut plus fermer les yeux sur ce qu’elle consomme. La marque prend la parole sur ses choix, explique sa démarche, ce qui renforce la confiance et donne au parfum une dimension supplémentaire.
Un pas vers l’avenir sans tourner le dos au passé
En lançant ce parfum féminin, Borsalino ne renie pas son héritage, au contraire. La maison prouve qu’une marque historique peut se réinventer sans se trahir. Le chapeau reste le cœur battant de son identité, mais la fragrance ouvre une nouvelle porte vers son univers.
Pour celles qui aiment les parfums de caractère, avec une vraie histoire derrière le nom inscrit sur le flacon, ce lancement a tout d’une invitation : celle de porter un peu de l’âme Borsalino sur sa peau, comme on poserait un chapeau sur sa tête avant de sortir.
Un geste simple, mais qui change tout.