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Un chiffre qui compte pour la santé mentale aux États Unis
Entre juillet 2024 et juillet 2025, la Saks Fifth Avenue Foundation a octroyé 1,125 million de dollars à des organisations qui œuvrent pour la santé mentale. Ce montant consolide la place croissante de la philanthropie d’entreprise dans la prévention, la prise en charge et la lutte contre la stigmatisation.
Les subventions ciblent l’accès aux soins, la sensibilisation et la formation, afin d’atteindre les publics les plus exposés.
Un portefeuille de subventions orienté impact
La Fondation a structuré ses subventions santé mentale autour de trois leviers complémentaires. D’abord, financer des programmes d’intervention précoce pour les jeunes et les publics vulnérables. Ensuite, soutenir des hotlines et des services de counseling capables de répondre rapidement aux situations de détresse.
Enfin, accélérer l’éducation et la sensibilisation via des contenus pédagogiques et des ateliers, notamment dans les écoles. À côté des partenariats nationaux, un programme de subventions locales renforce des initiatives communautaires avec des tickets compris, selon les éditions, entre 10 000 et 30 000 dollars, afin d’amplifier des actions très concrètes sur le terrain.
Pourquoi l’investissement privé est devenu décisif ?

La pandémie a mis à nu l’ampleur des besoins en santé mentale. Dans ce contexte, l’investissement privé joue un rôle d’accélérateur en complément des politiques publiques. Pour une maison du luxe comme Saks, s’engager signifie mobiliser des ressources financières, sa plateforme médiatique et son écosystème de partenaires afin de toucher plus largement.
La publication annuelle de l’Impact Report autour de la Journée mondiale de la santé mentale permet de fixer des objectifs et de suivre les résultats avec transparence, tout en annonçant de nouveaux partenaires et campagnes de mobilisation.
Des initiatives qui couvrent la chaîne complète du soin
Ce cycle de subventions privilégie la complémentarité des solutions. Sur le volet accès, la Fondation soutient des organisations qui réduisent les barrières financières et géographiques, avec un focus sur les populations sous desservies. Sur le volet prévention, elle finance des programmes d’éducation à la santé mentale dans les lycées et les structures jeunesse, afin de développer des facteurs de protection et de repérer plus tôt les signaux d’alerte.
Enfin, sur le volet prise en charge, elle appuie des opérateurs capables d’offrir un accompagnement continu, qu’il s’agisse de soutien individuel, de groupes de parole, ou de parcours intégrés associant familles et professionnels. Ces axes se retrouvent année après année dans les documents publics de la Fondation.
Le pari des subventions locales pour toucher vite et juste
Parce que la santé mentale se joue au plus près des communautés, le Local Grant Program finance chaque année des organisations de proximité à travers le pays. Ce modèle a deux avantages. D’abord, il répond à des besoins spécifiques quartier par quartier, par exemple la prévention chez les adolescents, l’aide aux communautés de couleur, ou l’accompagnement des femmes.
Ensuite, il crée un effet de levier en renforçant des structures qui connaissent déjà le terrain et les relais associatifs et scolaires. Les appels à projets 2025 ont de nouveau encouragé les associations à candidater pour des subventions locales, preuve de la pérennité du dispositif.
Sensibiliser par la culture et le sport pour déstigmatiser
Au delà du financement, la Fondation mise sur des campagnes de sensibilisation capables de toucher un public large. En 2025, une campagne associant des talents culturels et sportifs a mis en lumière la santé mentale des jeunes, avec des histoires personnelles et des contenus pédagogiques diffusés sur les plateformes de la marque.
Ce type de collaboration élargit l’audience, normalise la demande d’aide et rappelle que la santé mentale fait partie intégrante du bien être au quotidien.
La Fondation met en avant des indicateurs d’impact qui documentent l’utilisation des fonds et l’amélioration de l’accès pour les publics visés. Parmi les résultats agrégés mis en avant dans les communications 2024 2025 figurent le volume total des subventions distribuées, l’appui direct à des associations locales, ainsi que la portée des programmes éducatifs dans des lycées et structures jeunesse. Cette culture du reporting crédibilise l’engagement et favorise les effets d’entraînement auprès d’autres donateurs.
Ce que les entreprises peuvent faire dès maintenant
L’exemple de la Saks Fifth Avenue Foundation montre quatre gestes concrets à la portée d’acteurs privés de toute taille :
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Mettre en place des programmes de bien être au travail incluant prévention, accompagnement et accès confidentiel à des professionnels.
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Financer des partenariats avec des opérateurs de confiance sur la santé mentale locale.
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Former les équipes à la gestion du stress, à la prévention du burn out et aux premiers secours psychologiques.
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Communiquer de façon responsable pour dé stigmatiser la demande d’aide et partager des ressources utiles.
Comment chacun peut contribuer ?
À l’échelle individuelle, trois actions font la différence. D’abord, donner à des associations de santé mentale reconnues dans sa région. Ensuite, participer à des campagnes de sensibilisation et relayer des numéros d’écoute fiables. Enfin, s’informer et partager des ressources fondées sur des preuves pour soutenir un proche ou connaître les signaux d’alerte.
Que doit-on retenir ?
En consacrant 1,125 million de dollars de subventions à la santé mentale sur douze mois, la Saks Fifth Avenue Foundation prouve qu’une stratégie claire, des partenariats solides et une culture du reporting peuvent accélérer l’accès aux soins psychiques et la prévention à grande échelle.
Cet engagement exemplaire, qui combine financement, sensibilisation et ancrage local, contribue à bâtir une société plus résiliente et mieux informée. Reste à multiplier ces efforts, secteur privé et associations main dans la main, pour que la santé mentale devienne une priorité partagée dans chaque communauté.
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