Le croissant de lune de Marine Serre quitte le vestiaire pour s’inviter à table. Avec le lancement de Marine Serre Maison, la créatrice française transpose son monogramme le plus reconnaissable sur des assiettes, des tasses et un mug réalisés en collaboration avec la Faïencerie de Gien.
Commercialisée à partir du 23 juin 2025, cette première capsule d’arts de la table repose sur une idée cohérente avec l’histoire de la marque : donner une nouvelle valeur à des pièces existantes plutôt que créer systématiquement à partir de matières neuves. Marine Serre s’appuie ainsi sur des éléments upcyclés provenant de Gien, manufacture française fondée en 1821.
La collaboration ne se contente pas de déposer un logo de mode sur de la vaisselle. Elle confronte deux cultures de l’objet : d’un côté, une maison contemporaine connue pour son approche régénérative ; de l’autre, une manufacture bicentenaire qui fait de la matière, du décor et de la cuisson les fondations de son identité.
Marine Serre Maison, un premier pas au-delà du vêtement
La capsule constitue le premier chapitre officiel de Marine Serre Maison, présenté par la marque comme une nouvelle extension de son univers lifestyle. Pour la première fois, la maison entre dans le secteur de l’art de la table avec une collection exclusive conçue à partir de pièces upcyclées de la Faïencerie de Gien.
Cette diversification paraît naturelle. Depuis ses débuts, Marine Serre ne construit pas uniquement des silhouettes : elle développe un système visuel complet. Son croissant de lune est devenu un langage reconnaissable, décliné sur le jersey, le denim, la maille, les accessoires et désormais la céramique.
La vaisselle permet à ce motif de s’installer dans un autre rythme. Un vêtement accompagne le corps ; une tasse accompagne le réveil. Une robe intervient dans une représentation sociale ; une assiette participe à un repas, à un goûter ou à un dîner partagé.
Marine Serre fait ainsi passer son univers de la garde-robe à l’espace domestique, sans abandonner ses trois thèmes principaux : usage quotidien, identité graphique et transformation de l’existant.
Pourquoi la collaboration avec la Faïencerie de Gien est-elle cohérente ?
Fondée en 1821 dans la ville de Gien, dans le Val de Loire, la Faïencerie de Gien appartient au patrimoine français des arts décoratifs. La manufacture a notamment développé sa réputation au XIXe siècle grâce à des services de table destinés aux grandes familles françaises et européennes. Elle a également participé à la réalisation de carreaux pour le métro parisien au XXe siècle.
Gien revendique une fabrication intégrée : de la préparation de la matière à l’émaillage, les différentes étapes sont réalisées dans sa manufacture française. La maison est également membre du Comité Colbert et bénéficie du label Entreprise du Patrimoine Vivant, distinction attribuée aux entreprises françaises détentrices de savoir-faire artisanaux ou industriels d’excellence.
Ce patrimoine ne signifie pas que Gien travaille uniquement dans un registre classique. La manufacture entretient depuis longtemps un dialogue avec les artistes, les designers et les créateurs. Ses collaborations permettent à ses formes historiques de recevoir de nouveaux décors tout en préservant les gestes liés à la fabrication de la faïence.
Marine Serre apporte précisément ce dont une maison patrimoniale a besoin pour toucher une nouvelle génération : un signe visuel fort, une communauté internationale et une lecture contemporaine de la durabilité.
All Over Moon : le monogramme Marine Serre devient un décor de table
Le motif All Over Moon repose sur la répétition du croissant de lune noir sur un fond blanc cassé. Sur un vêtement, cette accumulation fonctionne comme un imprimé. Sur une assiette, elle devient un décor circulaire qui accompagne la forme de la pièce et encadre le plat.
La force du motif tient à sa simplicité. Il peut évoquer un symbole céleste, une ponctuation graphique ou une forme abstraite. Cette lisibilité lui permet de conserver son identité quel que soit le support.
Sur la vaisselle Gien, la lune n’est pas utilisée comme un emblème isolé placé au centre de l’objet. Elle recouvre les surfaces et transforme chaque pièce en élément immédiatement identifiable. Le résultat conserve la radicalité visuelle de Marine Serre tout en restant compatible avec un usage quotidien.
Ce passage du textile à la table prolonge une stratégie plus large de transformation du motif en actif culturel. Luxe Daily l’a également analysée à travers la collaboration entre Marine Serre et le musée du Louvre, où le vêtement devient le support d’un dialogue entre mode, patrimoine et mémoire collective.
Quelles sont les pièces de la collection Marine Serre x Gien ?
La capsule comporte quatre références. Les tarifs correspondent aux prix officiels en euros affichés lors du lancement et encore repris par les pages produit de la maison.
| Pièce | Caractéristiques | Prix |
|---|---|---|
| Mug upcyclé x Gien | Mug en céramique décoré du motif All Over Moon | 80 € |
| Deux assiettes à dessert | Set de deux assiettes de 23 cm de diamètre | 140 € |
| Deux grandes assiettes | Set de deux assiettes de 27,5 cm de diamètre | 160 € |
| Deux tasses à café | Deux tasses accompagnées de soucoupes de 13,5 cm | 180 € |
Les quatre références ont été annoncées comme des exclusivités web. Leur disponibilité peut néanmoins évoluer selon les stocks et les éventuels réassorts.
Le mug All Over Moon à 80 euros
Le mug est la porte d’entrée de la collection. Son format familier rend le motif Marine Serre immédiatement accessible, sans exiger de composer un service complet.
La pièce est présentée par la marque comme un mug en céramique Gien recyclé ou upcyclé. Son décor noir contraste avec une base blanc cassé, plus douce qu’une porcelaine optiquement blanche.
Dans une cuisine ou sur un bureau, l’objet fonctionne autant comme contenant que comme signe de reconnaissance. Il s’adresse à une clientèle qui connaît la marque, mais qui ne recherche pas nécessairement une pièce de prêt-à-porter.
Les assiettes à dessert de 23 cm
Vendues par deux au prix de 140 euros, les assiettes à dessert mesurent 23 cm de diamètre. Ce format convient à une pâtisserie individuelle, à un petit-déjeuner ou à une entrée.
Le décor répétitif dialogue particulièrement bien avec la pâtisserie. Une tarte sombre, un entremets blanc, une viennoiserie ou quelques fruits rouges créent un contraste direct avec les croissants noirs.
La pièce peut également être utilisée seule, au milieu d’une vaisselle plus sobre. Le mix and match paraît même plus pertinent qu’une table intégralement recouverte du même motif : une assiette graphique gagne en présence lorsqu’elle est entourée de blanc, de verre transparent ou d’acier poli.
Les grandes assiettes de 27,5 cm
Le set de deux grandes assiettes est proposé à 160 euros. Avec leur diamètre de 27,5 cm, ces pièces peuvent servir d’assiettes principales ou de supports de présentation.
Le motif dense impose toutefois de réfléchir au dressage. Une cuisine très complexe ou multicolore risque de se perdre dans le décor. À l’inverse, une présentation centrée, une pâtisserie monochrome ou un plat aux lignes simples peut tirer parti de cette répétition graphique.
Dans une lecture plus décorative, les grandes assiettes peuvent également être exposées sur une étagère ou un vaisselier. Elles se situent alors à mi-chemin entre l’objet d’usage et la pièce de collection.
Les tasses à café et leurs soucoupes
Le coffret le plus cher de la capsule réunit deux tasses à café et deux soucoupes pour 180 euros. Les soucoupes mesurent 13,5 cm de diamètre.
Cette référence est probablement celle qui traduit le mieux la notion d’art de vivre. Le café possède son propre rituel : choix de la tasse, chaleur de la céramique, geste de la soucoupe, petite cuillère et accompagnement sucré.
Le croissant de lune apparaît sur les tasses comme sur les soucoupes. Le décor continue donc d’être visible lorsque la tasse est posée, déplacée ou portée à la bouche.
De quoi la vaisselle Marine Serre x Gien est-elle composée ?
Les pages officielles indiquent une pâte constituée de kaolin, d’argile et de sable. Les pièces reçoivent ensuite un émail sans plomb composé notamment de fritte d’émail et de kaolin.
Le décor noir est obtenu avec des pigments chromo contenant des oxydes de fer, de manganèse et de chrome. La marque présente ces pigments comme étant fondés sur des oxydes naturels.
Cette composition correspond à la nature même de la faïence de Gien. La manufacture décrit sa matière comme le résultat d’une combinaison de sable, d’argile et de kaolin, travaillée au cours d’un processus intégré allant de la préparation de la pâte à l’application de l’émail.
Les fiches de traçabilité indiquent une fabrication ou un assemblage en France. La communication de lancement précise que les pièces sont travaillées dans les ateliers de Gien selon les méthodes de la manufacture.
En quoi ces pièces sont-elles réellement upcyclées ?
Le terme upcycling désigne la transformation d’un objet ou d’une matière existante en un produit dont la valeur d’usage ou la valeur perçue est supérieure.
Marine Serre applique déjà ce principe au vêtement. La maison collecte, sélectionne, découpe puis réassemble des textiles ou des produits préexistants. Son vocabulaire officiel associe cette démarche à l’idée « Love is to repair » et à la volonté de faire de la réparation un acte de création.
Dans la capsule Gien, l’upcycling porte sur les pièces de faïence utilisées comme supports. La marque affirme que la collection a été créée à partir d’éléments upcyclés provenant de la manufacture. Elle ne publie cependant pas, sur les pages consultées, le nombre exact d’objets revalorisés, leur statut initial ou une analyse environnementale complète.
Il est donc plus rigoureux de parler de réemploi créatif de pièces existantes que de présenter la capsule comme une démonstration globale de neutralité environnementale. L’intérêt écologique est plausible à l’échelle du produit, mais il ne peut pas être quantifié avec les seules informations publiées.
Cette précision renforce plutôt qu’elle n’affaiblit le projet. La crédibilité du luxe durable dépend désormais de la capacité des marques à distinguer les faits mesurables, les choix de conception et le discours d’image.
Une collection Made in France entre mode et métiers d’art

La mention Made in France ne repose pas seulement sur l’adresse de la manufacture. Elle implique ici une continuité entre matière, décor, gestes artisanaux et histoire industrielle.
Gien fabrique de la faïence dans le Val de Loire depuis plus de deux siècles. Sa chaîne de production intégrée et son label Entreprise du Patrimoine Vivant donnent à la collaboration une profondeur que ne posséderait pas une simple opération de licence.
Marine Serre ne cherche pas à imiter le vocabulaire historique de la manufacture. Elle lui apporte au contraire une rupture visuelle : un motif noir, répétitif et immédiatement contemporain.
La réussite du projet tient à cet équilibre. Gien apporte la légitimité de la matière. Marine Serre apporte la puissance du signe. La première protège la qualité d’exécution ; la seconde renouvelle la perception de l’objet.
Comment intégrer la vaisselle Marine Serre à une table ?
Le décor All Over Moon étant particulièrement présent, quelques principes permettent de conserver une table élégante.
Miser sur des éléments neutres
Une nappe blanche, écrue ou noire permet au motif de rester lisible. Les couverts peuvent être choisis dans un acier simple, sans manche coloré ni ornement trop complexe.
Les verres transparents apportent une respiration. Un verre fumé peut fonctionner, mais une accumulation de couleurs risquerait de concurrencer la faïence.
Éviter la répétition systématique
Il n’est pas nécessaire de réunir toutes les pièces de la capsule. Deux assiettes Moon peuvent être associées à de la vaisselle blanche ou à un service ancien très simple.
Le mug peut également servir de pièce isolée. Il introduit le langage Marine Serre dans un intérieur sans transformer l’ensemble de la cuisine en décor de marque.
Adapter le dressage au motif
Une assiette très graphique appelle une composition culinaire lisible. Une pâtisserie centrée, quelques fruits, un dessert chocolaté ou un plat monochrome fonctionnent mieux qu’un dressage dispersé.
La règle est comparable à celle d’un vêtement imprimé : lorsque le fond est fort, les autres éléments doivent conserver une certaine retenue.
Pour approfondir ce rapport entre décor, repas et mise en scène, le dossier Luxe Daily consacré à l’art de la table botanique analyse la manière dont Dior, Hermès et Haviland transforment la vaisselle en véritable langage gastronomique.
Pourquoi les marques de mode investissent-elles la maison ?
Les objets de maison présentent un avantage stratégique : ils installent une marque dans le quotidien sans exiger l’achat d’une silhouette complète.
Une tasse à 80 euros reste une dépense importante pour un objet courant, mais son prix est inférieur à celui d’un sac, d’une robe ou d’une veste Marine Serre. Elle peut donc jouer le rôle de produit d’accès à l’univers de la maison.
La table possède aussi une dimension sociale. Un vêtement est porté par une personne ; un service est vu par les convives. Il participe au décor, au repas et à la conversation.
Pour une marque, l’objet domestique devient ainsi un média silencieux. Il rappelle son identité plusieurs fois par semaine, parfois plusieurs fois par jour. Cette proximité explique l’intérêt croissant du luxe pour la vaisselle, le linge, les bougies, les meubles et les accessoires de cuisine.
La rencontre entre Marine Serre et Gien peut être rapprochée de la collaboration Charlotte Chesnais x Christofle, dans laquelle le vocabulaire sculptural du bijou se transforme lui aussi en objet de table.
Une capsule accessible ou un nouvel objet de collection ?
Avec des prix compris entre 80 et 180 euros, Marine Serre Maison se situe à l’intersection de plusieurs marchés.
La capsule est plus accessible que le prêt-à-porter principal de la marque, mais sensiblement plus chère qu’une vaisselle industrielle. Son prix reflète plusieurs composantes : la fabrication française, le savoir-faire de Gien, le travail de décor et la valeur symbolique du monogramme Marine Serre.
La collection s’adresse donc autant aux amateurs d’arts de la table contemporains qu’aux clients de la créatrice. Elle peut être achetée pour être utilisée, offerte ou conservée.
La notion de collection ne dépend d’ailleurs pas uniquement d’un tirage numéroté. Une pièce peut acquérir une valeur affective ou culturelle parce qu’elle marque le premier chapitre Maison d’une marque. Dans ce cas, l’intérêt réside moins dans la spéculation que dans le statut de témoin : celui du moment où Marine Serre a commencé à construire son univers domestique.
Marine Serre, de la mode régénérative à l’art de vivre
Diplômée de La Cambre Mode(s) en 2016, Marine Serre remporte le Prix LVMH en 2017 avec sa collection Radical Call for Love. Cette distinction contribue à accélérer le développement de sa maison et à donner une visibilité internationale à son approche de la mode.
Son travail s’est depuis structuré autour de la rencontre entre silhouettes ajustées, références sportswear, techniques couture et matériaux régénérés. L’upcycling n’y apparaît pas comme une ligne occasionnelle, mais comme l’un des savoir-faire identitaires de la marque.
Marine Serre Maison prolonge cette méthode sans la reproduire à l’identique. Il ne s’agit plus de démonter des vêtements pour les recomposer, mais de redonner une fonction et une désirabilité nouvelles à des supports céramiques existants.
La table devient ainsi un nouveau terrain d’expérimentation. Elle permet à la créatrice de parler de transmission, de domesticité et de rituel, des sujets moins visibles dans un défilé mais essentiels à la construction d’un véritable art de vivre.
Faut-il voir Marine Serre Maison comme une nouvelle ligne permanente ?
La marque présente la collaboration avec Gien comme le premier chapitre de Marine Serre Maison. Cette formulation laisse envisager d’autres développements, mais aucune périodicité précise ni calendrier complet n’a été officiellement communiqué pour la suite.
De futurs projets pourraient concerner d’autres objets domestiques ou d’autres métiers d’art. Il serait néanmoins prématuré d’annoncer une collection permanente tant que la maison n’a pas précisé la structure commerciale de cette activité.
La capsule Gien doit donc être comprise comme un lancement fondateur : une déclaration d’intention plutôt qu’un catalogue Maison déjà entièrement constitué.
FAQ sur la collaboration Marine Serre x Gien
Quand la collection Marine Serre Maison a-t-elle été lancée ?
La collection a été mise en vente en ligne le 23 juin 2025. Elle constitue la première capsule d’arts de la table de Marine Serre.
Marine Serre fabrique-t-elle elle-même la vaisselle ?
Non. La collection a été développée en collaboration avec la Faïencerie de Gien, manufacture française créée en 1821 dans le Val de Loire.
Combien coûte la vaisselle Marine Serre x Gien ?
Les prix officiels vont de 80 euros pour le mug à 180 euros pour les deux tasses à café et leurs soucoupes. Les assiettes à dessert coûtent 140 euros la paire et les grandes assiettes 160 euros la paire.
Où la collection est-elle fabriquée ?
Les fiches produit indiquent une fabrication ou un assemblage en France. La communication de lancement situe le travail dans les ateliers de la Faïencerie de Gien.
Quelles matières sont utilisées ?
Les pièces associent du kaolin, de l’argile et du sable. Elles sont recouvertes d’un émail sans plomb et décorées avec des pigments noirs contenant notamment des oxydes de fer, de manganèse et de chrome.
Pourquoi la collection est-elle qualifiée d’upcyclée ?
Marine Serre indique avoir travaillé à partir de pièces existantes provenant de la Faïencerie de Gien. Ces supports ont été revalorisés grâce au décor All Over Moon et intégrés à une nouvelle capsule.
La collection est-elle encore disponible ?
Elle a été annoncée comme une exclusivité web. Les stocks et les éventuels réassorts varient selon les références ; la disponibilité doit donc être vérifiée directement sur la boutique officielle.
Marine Serre x Gien : ce qu’il faut retenir
Avec Marine Serre Maison, le croissant de lune devient un véritable motif d’art de vivre.
La collaboration avec la Faïencerie de Gien repose sur quatre éléments cohérents : un signe graphique immédiatement identifiable, un savoir-faire français bicentenaire, l’utilisation de pièces upcyclées et des formats conçus pour le quotidien.
Le mug, les assiettes et les tasses ne cherchent pas à reproduire les codes d’un service classique. Ils introduisent à table la radicalité visuelle de Marine Serre, tout en bénéficiant de la légitimité matérielle de Gien.
Cette capsule confirme surtout une évolution du luxe contemporain. Les frontières entre la mode, le design et la gastronomie deviennent plus perméables. Une maison ne se contente plus d’habiller le corps : elle imagine progressivement les objets, les gestes et les rituels qui entourent la vie quotidienne.
La lune de Marine Serre ne passe donc pas simplement à table. Elle transforme la table en nouveau territoire de marque.
Sources officielles françaises
- Marine Serre – page officielle Marine Serre Maison, présentation de la collaboration, des quatre références et des prix.
- Faïencerie de Gien – histoire officielle de la manufacture, fondation en 1821, implantation dans le Val de Loire et patrimoine de la maison.
- Prix LVMH – portrait officiel de Marine Serre, formation de la créatrice et victoire au Prix LVMH 2017.