L’Hôtel Martinez, premier Palace officiellement distingué à Cannes

Distingué Palace le 2 juin 2026, l’Hôtel Martinez n’aura pas attendu longtemps pour transformer cette reconnaissance institutionnelle en puissance médiatique. Sur Instagram, l’adresse mythique de la Croisette s’impose désormais comme l’établissement hôtelier français le plus performant du classement Voyage & Tourisme publié par Kolsquare pour le premier semestre 2026.
Avec environ 8,3 millions d’euros d’Earned Media Value (EMV) et un taux d’engagement de 26,2 %, le Martinez devance largement les autres hôtels du classement. Plus frappant encore : il atteint la deuxième place du classement général Voyage & Tourisme en France, derrière Disneyland Paris, alors même que son audience propre reste sans commune mesure avec celle des géants du tourisme.
Cette performance raconte bien davantage qu’une réussite social media. Elle montre comment un palace contemporain peut transformer patrimoine, hospitalité, cinéma, gastronomie, architecture et influence digitale en un même capital de désirabilité.
Le mot « palace » est abondamment utilisé dans le langage du luxe, mais en France il possède une signification juridique et institutionnelle précise. La distinction Palace ne constitue pas une sixième étoile : elle distingue, au sein des hôtels déjà classés cinq étoiles, les établissements présentant des caractéristiques considérées comme exceptionnelles.
Créée en 2010, elle repose notamment sur la qualité des prestations, la situation de l’établissement, son intérêt historique, esthétique ou patrimonial et la capacité de ses équipes à délivrer un niveau de service hors norme. Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er octobre 2024, la distinction est attribuée pour trois ans, ce qui oblige les établissements à démontrer régulièrement que leur excellence reste au niveau attendu.
Le processus va très au-delà d’un dossier de communication. Après l’instruction menée par Atout France, la candidature passe notamment par des visites et une audition devant une commission réunissant des personnalités qualifiées issues de l’hôtellerie très haut de gamme, du tourisme, de la gastronomie, de la culture, de l’architecture ou encore des services destinés aux clientèles fortunées. Pour le Martinez, la reconnaissance du 2 juin 2026 est d’autant plus stratégique qu’elle introduit officiellement la distinction Palace au cœur de Cannes. L’office de tourisme de la ville présente aujourd’hui l’établissement comme le premier et unique Palace de Cannes. Cette rareté institutionnelle devient immédiatement un actif de marque.
Un hôtel ouvert en 1929 devenu icône de la Croisette

La puissance digitale du Martinez ne s’est évidemment pas construite en 2026. Elle repose sur près d’un siècle d’histoire. L’établissement ouvre ses portes le 17 février 1929, sous l’impulsion d’Emmanuel Martinez. Sa longue façade blanche, son implantation au 73 boulevard de la Croisette et son vocabulaire Art déco en font progressivement l’un des grands marqueurs visuels de Cannes.
Après une vaste rénovation, l’hôtel rejoint en 2018 The Unbound Collection by Hyatt. Le décorateur et architecte d’intérieur Pierre-Yves Rochon travaille alors à préserver son identité Art déco tout en réinterprétant les couleurs de la Riviera et de la Méditerranée.
Aujourd’hui, Hyatt annonce 410 chambres, dont 116 suites, dans un ensemble où blanc laqué, bleu ciel, jaune solaire et références aux années 1930 composent une identité immédiatement reconnaissable.
Cette cohérence esthétique constitue un avantage décisif sur Instagram : le Martinez n’a pas besoin d’inventer artificiellement un univers visuel. Il possède déjà une architecture de marque.
Pourquoi le Martinez est devenu l’hôtel le plus influent sur Instagram ?
Le classement Kolsquare publié le 21 juillet 2026 permet de mesurer ce pouvoir de façon plus tangible. Sur Instagram en France, Disneyland Paris conserve la première place du secteur Voyage & Tourisme avec environ 14,3 millions d’euros d’EMV. Juste derrière apparaît l’Hôtel Martinez avec environ 8,3 millions d’euros, accompagné d’un impressionnant taux d’engagement de 26,2 %.
Dans le sous-classement consacré aux marques d’hôtellerie et d’hébergement, le Martinez arrive premier. Le Carlton Cannes suit avec environ 3,7 millions d’euros d’EMV, devant l’Hôtel Barrière Le Majestic autour de 2,9 millions. Le Four Seasons Hotel George V, Brach Paris et le Ritz Paris figurent également parmi les acteurs les plus visibles.
Le résultat est important car il montre que, dans le marketing d’influence hôtelier, le nombre d’abonnés ne suffit plus à expliquer la performance. Un hôtel peut disposer d’une communauté plus petite qu’une destination touristique, une compagnie aérienne ou une grande enseigne internationale tout en générant davantage de valeur médiatique grâce à l’intensité avec laquelle ses contenus sont repris, commentés et partagés. C’est précisément là que le Martinez surperforme.
EMV : ce que signifient réellement les 8,3 millions d’euros
L’Earned Media Value, ou EMV, cherche à attribuer une valeur monétaire théorique à la visibilité obtenue grâce aux contenus organiques, aux créateurs et aux interactions sociales.
Il ne faut pas confondre cet indicateur avec du chiffre d’affaires. Les 8,3 millions d’euros d’EMV attribués au Martinez ne signifient pas que l’hôtel a généré directement 8,3 millions d’euros de réservations grâce à Instagram. L’indicateur sert surtout à comparer la capacité de différentes marques à occuper l’espace médiatique numérique et à susciter de l’engagement. Dans le luxe, il peut néanmoins être particulièrement intéressant.
Une réservation de palace suit rarement un tunnel de conversion linéaire. Un voyageur peut découvrir une suite dans un Reel, enregistrer la publication, revoir le nom de l’hôtel pendant le Festival de Cannes, consulter ensuite Google, lire un article dans la presse internationale puis réserver plusieurs semaines plus tard via son conseiller voyage ou une conciergerie. L’influence agit donc en amont sur la désirabilité, la mémorisation et la préférence de marque.
Cannes constitue une machine à produire de l’Earned Media
Pour comprendre la domination du Martinez, il faut également regarder la géographie. Le palace se trouve sur la Croisette, face à la Méditerranée et à proximité du Palais des Festivals. Or Cannes bénéficie d’une concentration d’événements internationaux particulièrement favorable à l’économie de l’image. En 2026, le Festival de Cannes s’est tenu du 12 au 23 mai. Pendant près de deux semaines, stars, photographes, médias, marques, producteurs, maisons de mode, joailliers et créateurs de contenu convergent vers quelques centaines de mètres de littoral.
Pour un hôtel installé au milieu de cet écosystème, chaque arrivée peut devenir un contenu. Une suite peut servir de décor à une préparation avant une montée des marches. Une terrasse devient un arrière-plan d’interview. Un déjeuner produit des images gastronomiques. Un événement privé déclenche des dizaines de publications.
Cette particularité permet de comprendre pourquoi les trois premières adresses hôtelières du classement Kolsquare sont cannoises : Martinez, Carlton et Majestic. La ville elle-même fonctionne comme un gigantesque multiplicateur d’audience au printemps.
Mais disposer d’une adresse sur la Croisette ne garantit pas la première place. Le Martinez semble convertir ce contexte événementiel en visibilité plus efficacement que ses voisins.
Le Palace transforme chaque espace en contenu potentiel
Le luxe hôtelier possède une force que les marques de produits n’ont pas toujours : il peut raconter une expérience complète.
Un sac, une montre ou un parfum doit construire son univers autour d’un objet. Un hôtel de luxe dispose simultanément d’une façade, d’un lobby, de chambres, de suites, d’un spa, de restaurants, d’une plage, d’une piscine, de terrasses, de jardins, de métiers et de dizaines de rituels de service. Au Martinez, cette richesse narrative est particulièrement forte.
La façade Art déco offre le plan patrimonial. Les suites donnent accès à l’intimité. La plage et la Méditerranée apportent la dimension destination. La Palme d’Or, restaurant étoilé au Guide Michelin, enrichit le territoire gastronomique. Le Sud et les espaces extérieurs développent une vision plus solaire et accessible de l’art de vivre méditerranéen.
Une marque possède ainsi suffisamment de matière pour publier régulièrement sans donner l’impression de répéter la même publicité. C’est un avantage déterminant pour Instagram.
Du patrimoine au « content engine »
La distinction Palace renforce encore cette mécanique. Le patrimoine apporte la légitimité. Le Festival apporte l’actualité. Les espaces apportent l’esthétique. Les clients et personnalités apportent la preuve sociale. Les créateurs apportent leurs propres audiences.
Le palace devient ainsi une sorte de content engine, une machine capable de produire en permanence des histoires différentes mais cohérentes.
Un matin, le récit peut porter sur un petit-déjeuner face à la Méditerranée. Quelques heures plus tard, sur les gestes d’un chef. Le soir, sur une silhouette descendant l’escalier avant une avant-première. Le lendemain, sur le calme d’une suite ou sur un détail Art déco. Ce renouvellement permanent permet d’éviter l’un des pièges classiques du social media dans le luxe : publier de très belles images mais raconter toujours la même chose.
Le nouveau rôle stratégique de la distinction Palace
C’est ici que la chronologie de 2026 devient particulièrement intéressante. Lorsque l’Hôtel Martinez reçoit officiellement la distinction Palace le 2 juin, il possède déjà une puissance culturelle et digitale considérable. Le label ne crée donc pas son prestige à partir de zéro.
Il le certifie. Et cette nuance est essentielle.
Le titre offre une preuve institutionnelle d’excellence à une marque qui bénéficie déjà de décennies de notoriété, d’un emplacement mondialement identifié et d’une forte exposition sociale. À partir de ce moment, chaque publication peut implicitement porter un message supplémentaire : le lieu montré à l’écran appartient désormais au cercle officiel des Palaces français. Atout France souligne d’ailleurs explicitement que cette distinction participe au rayonnement international de la destination France. Pour le Martinez, la reconnaissance institutionnelle et la reconnaissance algorithmique se renforcent donc mutuellement.
Le palace devient un média, comme une maison de mode
Cette évolution dépasse le seul Martinez. Les grands hôtels fonctionnent de plus en plus comme de véritables marques culturelles. Ils ne vendent plus uniquement des nuitées : ils organisent des événements, accueillent des collaborations, créent des objets, travaillent avec des chefs, des artistes, des designers ou des maisons de mode et produisent leurs propres récits. Cette mutation rapproche l’hôtellerie des maisons de couture.
Un palace dispose désormais d’une direction artistique, d’un calendrier éditorial, de campagnes saisonnières, de collaborations et de temps forts susceptibles de produire du contenu organique et de l’earned media. La différence tient au fait que son produit est physiquement habitable.
Le client ne porte pas seulement la marque : il passe plusieurs heures ou plusieurs jours à l’intérieur de son univers.
Une esthétique suffisamment identifiable pour devenir une signature sociale
Les meilleurs contenus de luxe ne sont pas nécessairement ceux sur lesquels le logo apparaît le plus. Ils sont ceux dont l’univers permet d’identifier une maison avant même de lire son nom.
Le Martinez possède plusieurs codes particulièrement adaptés à cette logique : l’Art déco, la façade blanche, la lumière de Cannes, les tonalités méditerranéennes, les balcons, les vues sur la mer, la plage et cette relation constante entre glamour historique et Riviera contemporaine.
L’hôtel peut donc adopter les formats rapides imposés par Instagram : Reels, Stories, vidéos verticales , sans abandonner sa propre grammaire. C’est probablement l’un des grands enjeux du luxe digital en 2026 : être compatible avec les plateformes sans devenir esthétique de plateforme.
Une marque qui reproduit tous les codes viraux finit par ressembler aux autres. Une maison de luxe doit au contraire utiliser les formats contemporains pour renforcer ce qui la rend impossible à confondre.
L’UGC devient une extension de la communication du palace
La performance sociale d’un hôtel dépend également de contenus qu’il ne produit pas lui-même. Dans l’hospitality, le User Generated Content (UGC) possède une valeur particulière. Un client qui photographie sa chambre, une vue, un petit-déjeuner ou la préparation d’une soirée montre que l’expérience de marque existe réellement.
À Cannes, cette mécanique prend une ampleur supplémentaire avec les créateurs, photographes, journalistes, célébrités et invités présents lors des grands événements. Le rôle du palace consiste alors moins à fabriquer des « décors Instagram » qu’à concevoir des espaces et des expériences naturellement photogéniques. La nuance est fondamentale pour le luxe.
Un spot créé uniquement pour être photographié peut rapidement sembler artificiel. Un escalier, un jardin, une table ou une suite qui deviennent iconiques parce qu’ils font partie intégrante de l’identité du lieu produisent au contraire une désirabilité beaucoup plus durable.
Le marketing d’influence de luxe ne consiste plus à accumuler les influenceurs
La domination du Martinez souligne aussi une évolution du métier. Pendant longtemps, une stratégie d’influence pouvait être résumée au nombre de créateurs invités ou à leur volume d’abonnés. Ce modèle montre désormais ses limites.
Dans le tourisme haut de gamme, un créateur spécialisé en architecture, gastronomie, cinéma ou voyage premium peut offrir davantage de valeur qu’un profil généraliste disposant de plusieurs millions d’abonnés.
La qualité de l’audience, sa localisation géographique, son pouvoir d’achat, son affinité avec le luxe et sa capacité à produire des images cohérentes avec la maison deviennent déterminants. Pour un palace, l’enjeu n’est donc pas de faire parler tout le monde. Il consiste à devenir une adresse que les bonnes personnes ont envie de raconter.
Instagram est devenu le premier lobby de l’hôtel
La formule peut sembler provocatrice, mais elle correspond assez bien aux nouveaux usages. Avant même d’entrer dans un palace, de nombreux voyageurs en ont déjà parcouru les espaces sur leur téléphone.
Ils ont vu la chambre. La salle de bains. Le petit-déjeuner. Le spa. Le restaurant. La terrasse. La vue depuis le lit. La lumière au coucher du soleil. Instagram fonctionne comme un lobby virtuel, accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre à des clients situés à New York, Dubaï, Londres, Paris, Singapour ou Los Angeles.
La plateforme ne remplace évidemment ni les agences de voyages de luxe, ni les conciergeries, ni les relations presse, ni les sites de réservation. Elle intervient plus tôt dans le processus : au moment où naît l’envie. Et dans l’industrie du luxe, gagner le moment de l’envie constitue déjà une part considérable de la bataille commerciale.
France : le luxe hôtelier bénéficie d’un marché touristique toujours puissant
La puissance de ces établissements s’inscrit aussi dans un contexte national favorable.
Selon le ministère chargé du Tourisme, la France a accueilli 102 millions de visiteurs internationaux en 2025 et les recettes touristiques internationales ont progressé de 9 % sur l’année.
Dans ce marché extrêmement concurrentiel, la France ne peut cependant pas compter uniquement sur son patrimoine.
Les voyageurs haut de gamme comparent Paris, Cannes ou Courchevel avec Londres, Milan, Dubaï, New York, Tokyo, Singapour ou les grands resorts méditerranéens.
La capacité des hôtels français à maîtriser la communication digitale, la vidéo, les créateurs et le storytelling devient donc un enjeu de compétitivité touristique.
À ce titre, la Riviera constitue un laboratoire particulièrement intéressant : patrimoine hôtelier historique, clientèle internationale, événements mondiaux et culture de l’image y coexistent depuis plusieurs décennies.
Martinez, Carlton, Majestic : Cannes domine aussi le classement hôtelier
Le classement Kolsquare fait apparaître un phénomène remarquable : la domination cannoise ne concerne pas uniquement le Martinez.
Le Carlton Cannes arrive derrière lui dans la catégorie Hôtellerie & Hébergement avec environ 3,7 millions d’euros d’EMV, tandis que l’Hôtel Barrière Le Majestic atteint près de 2,9 millions et progresse fortement dans le classement.
Le Four Seasons Hotel George V arrive ensuite, devant Brach Paris et le Ritz Paris.
Cette configuration montre que la compétition digitale n’oppose plus simplement Paris au reste de la France. Pendant certaines périodes de l’année, notamment autour du Festival, Cannes possède une capacité de concentration médiatique suffisamment forte pour rivaliser avec la capitale.
Le Martinez pousse simplement cette mécanique plus loin que ses concurrents.
Pourquoi le nombre d’abonnés devient un KPI secondaire ?
L’un des enseignements les plus intéressants du classement est justement de relativiser la taille brute des communautés. Une audience importante reste évidemment utile. Mais elle ne dit ni combien de personnes voient réellement les contenus, ni si elles s’y intéressent, ni si elles les partagent, ni si elles ont la moindre affinité avec l’univers proposé.
Pour un hôtel de luxe, plusieurs KPI doivent donc être croisés :
- Earned Media Value (EMV) et portée des contenus ;
- taux d’engagement, partages et sauvegardes ;
- volume et qualité des contenus produits par des tiers ;
- provenance géographique et affinité des audiences ;
- recherches de marque et trafic direct ;
- demandes reçues en message privé ou via les conciergeries ;
- retombées presse générées autour des collaborations ;
- et, lorsque l’attribution le permet, réservations ou revenus influencés.
Le défi consiste à mesurer sans transformer le luxe en simple tableau Excel.
Le risque : devenir trop visible pour rester exclusif
Le succès social possède en effet son paradoxe. La rareté nourrit le luxe. Instagram nourrit la diffusion.
Plus un palace devient identifiable, photographié et partagé, plus il risque de devenir un décor collectif plutôt qu’un espace réservé à une clientèle privilégiée. L’expérience réelle doit donc rester prioritaire.
Un client qui dépense plusieurs milliers d’euros pour une suite n’a aucune raison d’accepter que son séjour soit perturbé par une production permanente de contenus, des espaces communs encombrés ou une succession d’activations commerciales.
Le meilleur social media est donc souvent celui que le client ne remarque pas. Il capte l’expérience sans la dégrader.
Ce que le cas Martinez révèle du nouveau luxe français
La performance du Martinez donne finalement une bonne indication de ce qui est en train de changer dans le luxe français. La légitimité ne disparaît pas. Elle reste essentielle. La distinction Palace, le patrimoine architectural, la gastronomie, les métiers de service et la localisation constituent toujours les fondations de la valeur.
Mais ces actifs doivent désormais être capables de circuler. Une façade devient une image. Une suite devient un Reel. Un chef devient un récit. Un événement devient de l’earned media. Une reconnaissance institutionnelle devient un signal international immédiatement partageable. Le luxe contemporain se joue donc à l’intersection de deux temporalités.
La première est lente : celle du patrimoine, de l’architecture, des métiers, des décennies nécessaires pour bâtir une réputation. La seconde est instantanée : celle du feed, de la Story, du Reel et du contenu publié en quelques secondes depuis une chambre. L’Hôtel Martinez semble particulièrement efficace lorsqu’il fait dialoguer les deux.
De Palace officiel à marque média : la vraie victoire du Martinez
Le 2 juin 2026, l’Hôtel Martinez reçoit une distinction officielle qui consacre son excellence hôtelière. Quelques semaines plus tard, les données Kolsquare viennent révéler une autre forme de légitimité : celle de l’attention. Ces deux reconnaissances sont très différentes. La première repose sur des critères institutionnels, des visites et une commission. La seconde mesure la capacité d’une marque à être regardée, racontée et partagée.
Leur convergence est précisément ce qui rend le cas Martinez intéressant. Le palace cannois ne domine pas Instagram parce qu’il aurait abandonné les codes traditionnels du luxe au profit des réseaux sociaux. Il domine parce que son histoire, son architecture, son emplacement et son expérience hôtelière produisent naturellement une matière suffisamment forte pour circuler sur les réseaux. C’est probablement la principale leçon à retenir pour le secteur. Dans l’hôtellerie de luxe, le digital ne remplace pas l’excellence réelle. Il l’amplifie.
Données de référence
| Indicateur | Hôtel Martinez |
|---|---|
| Ouverture | 17 février 1929 |
| Adresse | Croisette, Cannes |
| Distinction Palace | 2 juin 2026 |
| Position à Cannes | Premier et unique établissement distingué Palace |
| Chambres et suites | 410 chambres, dont 116 suites |
| Classement Kolsquare Voyage & Tourisme France | 2e |
| Classement Hôtellerie & Hébergement | 1er |
| Earned Media Value | Environ 8,3 M€ |
| Taux d’engagement | 26,2 % |
| Événement clé du S1 2026 | Festival de Cannes, du 12 au 23 mai 2026 |
Sources de l’étude d’influence
Kolsquare – Top 100 des marques Voyage & Tourisme mentionnées sur Instagram, publié le 21 juillet 2026. Le rapport classe notamment l’Hôtel Martinez deuxième du secteur Voyage & Tourisme en France et premier du segment Hôtellerie & Hébergement, avec environ 8,3 M€ d’EMV et 26,2 % d’engagement.
Journal du Luxe – « Quel hôtel de luxe règne sur Instagram en France ? », publié le 1er septembre 2026, à l’origine du sujet et reprenant les principaux résultats du baromètre Kolsquare.
3 sources officielles françaises
- Atout France – « Distinction Palace : Atout France dévoile les 33 fleurons de l’hôtellerie française », communiqué mis à jour le 2 juin 2026. Atout France confirme la collection 2026 de 33 Palaces, dont six nouveaux établissements, ainsi que la durée de trois ans de la distinction.
- Légifrance – Arrêté du 24 janvier 2024 modifiant l’arrêté du 3 octobre 2014 relatif à la distinction Palace, publié au Journal officiel le 2 février 2024 et applicable depuis le 1er octobre 2024. Le texte précise les conditions d’éligibilité et renforce le fonctionnement de la distinction Palace.
- Cannes Tourisme / Ville de Cannes – Hôtel Martinez, source institutionnelle locale confirmant que l’établissement est devenu en 2026 le premier et unique Palace de Cannes, ainsi que ses principales caractéristiques historiques et hôtelières.