À Paris, le goûter n’est plus seulement ce rendez-vous gourmand placé entre déjeuner et dîner. Dans les palaces parisiens et les hôtels cinq étoiles, il devient un produit d’hospitalité à part entière : suffisamment accessible pour attirer une clientèle extérieure à l’hôtel, suffisamment sophistiqué pour exprimer les codes d’une maison et suffisamment photogénique pour prolonger l’expérience sur les réseaux sociaux.
Le Park Hyatt Paris-Vendôme pousse cette logique un peu plus loin durant l’été 2026. Du 1er juillet au 30 septembre, l’hôtel de la rue de la Paix transforme l’heure du thé en collection de pâtisseries glacées. Baptisée simplement Le Goûter Glacé, l’expérience est proposée au Café Jeanne tous les jours entre 14 h et 19 h.
Ce qui pourrait n’être qu’une adaptation saisonnière de la carte révèle en réalité plusieurs évolutions du luxe contemporain : la montée en puissance des expériences courtes, le rôle stratégique de la pâtisserie dans l’identité hôtelière, l’importance du calendrier saisonnier et la capacité d’un palace à transformer une consommation relativement simple en véritable territoire de marque.
Luxe Daily avait déjà analysé cette mutation dans son dossier consacré au tea time comme nouvel art de vivre des maisons de luxe. Avec le Park Hyatt Paris-Vendôme, l’été donne désormais à ce rituel une grammaire supplémentaire : celle du froid.
Le Goûter Glacé 2026 du Park Hyatt Paris-Vendôme en pratique

Le concept repose sur une lecture volontairement simple. Pas de menu dégustation interminable ni de construction trop cérémonielle : cinq créations glacées composent une collection saisonnière que le client peut découvrir à la carte ou dans son intégralité.
| Information | Détail |
|---|---|
| Lieu | Café Jeanne, Park Hyatt Paris-Vendôme |
| Adresse | 5, rue de la Paix, 75002 Paris |
| Dates | Du 1er juillet au 30 septembre 2026 |
| Horaires | Tous les jours de 14 h à 19 h |
| Cheffe pâtissière | Naraé Kim |
| Nombre de créations | 5 desserts glacés |
| Prix de la collection à partager | 80 € |
| Prix des boissons chaudes ou glacées | 17 € |
| Format | À la carte ou collection complète à partager |
Ces informations sont communiquées directement par le Park Hyatt Paris-Vendôme sur sa page dédiée et dans son menu officiel de l’été 2026.
Le choix d’un service quotidien sur une amplitude de cinq heures, de 14 h à 19 h, mérite attention. Il installe le goûter à la jonction de plusieurs usages : dessert tardif, rendez-vous d’après-midi, pause après une journée de shopping autour de la place Vendôme, moment avant un spectacle ou simple destination gastronomique.
Le produit ne dépend donc pas uniquement de la clientèle hébergée. Il peut fonctionner comme une porte d’entrée autonome vers l’hôtel.
Cinq créations glacées pour raconter l’été à Paris

Le menu officiel repose sur cinq propositions. Leur force réside moins dans la démonstration technique que dans une succession d’associations immédiatement compréhensibles : agrumes, fruits rouges, pastèque, vanille, chocolat, pistache, café et herbes fraîches.
La Tropézienne glacée à la fleur d’oranger
Premier repère familier : la Tropézienne, monument de la gourmandise estivale française, quitte son registre exclusivement brioché pour entrer dans l’univers du dessert glacé.
La fleur d’oranger assure le lien avec l’imaginaire méditerranéen et les desserts de vacances. Le choix est intéressant pour une maison parisienne : plutôt que de chercher à reproduire littéralement Saint-Tropez, Naraé Kim en retient une sensation de fraîcheur, soleil, parfum floral et la transpose rue de la Paix.
La tarte aux pignons, citron de Menton et basilic
La deuxième création associe une tarte aux pignons de pin, du zeste de citron, un spoom au citron de Menton et du basilic.
Le mot spoom, relativement rare sur les cartes contemporaines, appartient au vocabulaire historique des préparations glacées. Sa présence apporte une dimension culturelle au dessert tout en permettant de travailler la fraîcheur de l’agrume avec davantage de légèreté.
Le citron de Menton ajoute pour sa part une indication géographique immédiatement évocatrice. Dans une pâtisserie de palace, nommer précisément une origine participe à la perception de qualité : le produit n’est plus seulement « citron », il devient citron de Menton.
Le bricelet, vanille de Madagascar et myrtille
Autre jeu de patrimoine gourmand : le bricelet, cette gaufre très fine et croustillante, rencontre la vanille de Madagascar, un sorbet à la myrtille et une glace lactée marbrée. La construction résume une grande partie du langage pâtissier contemporain : opposer le cassant et le crémeux, le fruit et le lait, l’acidité et la rondeur.
Ce travail sur les textures est déterminant lorsqu’il s’agit de transformer une glace en véritable dessert de pâtissier. L’expérience ne se limite plus à un parfum servi en boule : elle se construit par couches, contrastes et températures.
Pastèque en granité, fraises et menthe poivrée
Avec la pastèque en granité, accompagnée de fraises et de menthe poivrée, Naraé Kim choisit une composition plus immédiatement estivale. La pastèque possède une qualité intéressante dans un univers de luxe : elle est populaire, universelle et presque enfantine. La faire entrer dans un palace revient à démontrer que la valeur d’un dessert ne dépend pas nécessairement de la rareté intrinsèque de son ingrédient. Tout se joue alors dans la sélection du produit, sa maturité, son assaisonnement, sa texture et sa mise en scène.
Palet chocolat, pistache et café Arabica
Dernière pièce de la collection : un palet au chocolat et aux pistaches, terminé par un glaçage au café Arabica. Cette création apporte davantage de profondeur aromatique à un menu dominé par la fraîcheur des fruits et des herbes. Chocolat, pistache et café constituent un registre plus torréfié qui permet de conclure la dégustation sur une sensation plus longue et plus gourmande.
La collection évite ainsi l’écueil d’un menu estival exclusivement construit autour du citron et des fruits rouges.
Naraé Kim : la cheffe pâtissière devient une signature de l’hôtel
Le véritable actif du Park Hyatt Paris-Vendôme n’est cependant pas seulement cette carte. C’est aussi le nom qui la signe.
Naraé Kim est cheffe pâtissière du Park Hyatt Paris-Vendôme depuis 2021. Le 6 novembre 2023, lors du Gala Gault&Millau 2024 organisé à Paris, elle reçoit le titre de Pâtissière de l’Année 2024. Gault&Millau souligne alors son intérêt pour le produit et pour une pâtisserie évoluant au rythme des saisons.
Cette reconnaissance change la lecture d’un tea time. Dans un grand hôtel, une pâtisserie peut être perçue comme un service parmi d’autres. Dès lors qu’elle est reliée à une personnalité créative identifiée, elle acquiert une autre valeur. Le client ne vient plus simplement « prendre un goûter au Park Hyatt » : il vient découvrir les créations de Naraé Kim.
Le mécanisme est connu dans la haute gastronomie. Le nom du chef fonctionne comme une signature, un repère de confiance et un moteur de désirabilité. La pâtisserie hôtelière suit désormais la même trajectoire.
C’est d’autant plus pertinent que l’écriture de Naraé Kim se prête à ce type de format. Ses créations donnent une place importante aux souvenirs, à la saison, au produit et à des références françaises réinterprétées plutôt qu’à une accumulation d’effets spectaculaires. Le Goûter Glacé prolonge ainsi un territoire déjà construit autour du rituel de l’après-midi.
Quand la vaisselle devient elle aussi une pièce de la collection
L’un des détails les plus intéressants de l’édition 2026 se trouve sous les desserts. Le Park Hyatt Paris-Vendôme associe le Goûter Glacé au travail de Diane Benoit du Rey. Dans le prolongement de son installation LUMINANCE, l’artiste a conçu une collection spécifique de coupes, soucoupes et assiettes destinée à accompagner les pâtisseries glacées.
Selon Paris je t’aime, cinq ensembles ont été réalisés pour dialoguer avec les cinq desserts de Naraé Kim, en collaboration avec une céramiste parisienne installée dans le 20e arrondissement. Ce détail transforme sensiblement le projet.
Dans un restaurant classique, la vaisselle soutient le plat. Ici, elle participe au récit. Contenant et contenu sont conçus comme les deux faces d’une même expérience esthétique.
Cette approche correspond parfaitement aux codes du luxe : la création n’est pas isolée mais pensée dans son environnement. Couleur de l’assiette, relief de la céramique, lumière, température et composition du dessert participent ensemble à la perception finale.
La collaboration permet également au palace de dépasser le strict territoire gastronomique pour se rapprocher de l’art de vivre, de l’art contemporain et du design.
Le dessert glacé devient un objet de luxe saisonnier
La glace possède un paradoxe particulièrement fertile pour les marques premium. Elle appartient d’abord à un imaginaire extrêmement populaire : enfance, vacances, cornets dégustés dans la rue, chaleur estivale. Mais elle peut simultanément recevoir tous les attributs du luxe gastronomique : ingrédients sélectionnés, recettes de chef, dressage précis, service personnalisé, vaisselle exclusive et lieu prestigieux. C’est précisément cette tension qui la rend intéressante en 2026.
Louis Vuitton explore d’ailleurs une logique comparable avec les cornets Monogram imaginés par Maxime Frédéric, autre exemple de la façon dont une gourmandise estivale peut devenir un objet de marque. Luxe Daily analyse cette stratégie dans Glaces Louis Vuitton 2026 : les cornets Monogram de Maxime Frédéric à Paris. Les deux approches restent différentes.
Chez Louis Vuitton, le produit comestible prolonge directement les codes graphiques d’une maison de mode. Au Park Hyatt, la pâtisserie glacée nourrit l’identité d’un lieu d’hospitalité. Mais dans les deux cas, le froid devient un langage saisonnier du luxe.
Pourquoi le goûter est devenu un média hôtelier ?
Le succès stratégique du goûter tient à son positionnement particulier. Il est moins engageant qu’un dîner gastronomique, plus expérientiel qu’un simple passage au bar et accessible à une clientèle qui ne séjourne pas nécessairement dans l’hôtel.
Cette caractéristique lui donne une fonction particulière dans le parcours client.
Une personne peut découvrir le Park Hyatt Paris-Vendôme grâce à une pâtisserie avant même d’y avoir réservé une chambre. Elle peut entrer pour la première fois à l’hôtel à l’occasion d’un goûter, y découvrir le service, le décor, l’atmosphère du Café Jeanne, puis garder l’adresse en mémoire pour un déjeuner, un dîner, un séjour ou une autre occasion.
Le tea time de palace devient ainsi un point de contact avec la marque.
Le Ritz Paris exploite lui aussi avec force cette capacité du goûter à devenir une expérience autonome. Pour comparer les deux philosophies, voir Goûter Ritz Paris : l’art du tea time de luxe.
Dans ce modèle, la restauration ne sert plus seulement les clients de l’hôtel. Elle contribue à transformer l’hôtel lui-même en destination.
Une collection limitée dans le temps pour créer le désir
La notion de collection mérite elle aussi d’être observée. Le Goûter Glacé n’est disponible que du 1er juillet au 30 septembre 2026. Il possède donc une date de début et une date de fin parfaitement identifiables.
Cette temporalité crée mécaniquement une forme de rareté. Le client sait qu’il ne pourra pas revenir en décembre pour retrouver exactement la même expérience. La saison devient une composante du produit.
C’est une logique très familière aux industries du luxe : capsules, éditions limitées, collections saisonnières, collaborations temporaires et activations éphémères. L’hospitalité adopte désormais une mécanique comparable, mais appliquée à des expériences.
À l’été succédera un autre récit. Le caractère temporaire ne fragilise donc pas l’offre : il contribue à renouveler la raison de revenir.
Réseaux sociaux : la photogénie comme conséquence, pas comme finalité
Un dessert glacé possède naturellement une forte capacité visuelle. Contraste des couleurs, condensation, brillance d’un glaçage, fruits frais, céramiques aux nuances travaillées : tous ces éléments se prêtent à la photographie et aux formats courts des réseaux sociaux. La collaboration avec Diane Benoit du Rey amplifie encore cette dimension.
Mais une stratégie de palace ne peut reposer uniquement sur un dessert « instagrammable ». Une image génère éventuellement la première envie ; la qualité gustative et le service déterminent le souvenir. C’est une distinction essentielle.
Dans le luxe, l’image fonctionne lorsqu’elle apporte une preuve d’expérience. Un dessert reconnaissable photographié dans un environnement cohérent peut prolonger la communication de l’établissement, mais il ne compense jamais une exécution approximative. Le véritable enjeu consiste donc à créer un produit qui résiste à deux regards : celui de l’objectif et celui du palais.
Un levier F&B intéressant, sans fantasmer les marges
D’un point de vue économique, le Goûter Glacé possède plusieurs caractéristiques intéressantes pour un hôtel.
La formule complète est affichée à 80 € à partager, soit 40 € par personne lorsqu’elle est consommée à deux. Les créations sont également disponibles individuellement et le menu officiel indique des tarifs compris entre 15 et 20 € pour la collection glacée ; les boissons chaudes ou glacées sont proposées à 17 €.
Le format intervient par ailleurs dans une plage horaire située entre les grands temps de restauration.
Cette donnée permet de comprendre pourquoi les goûters, bars, brunchs et expériences gastronomiques ponctuelles occupent une place croissante dans l’écosystème des grands hôtels : ils multiplient les occasions de fréquentation d’un même espace au cours d’une journée.
Il faut toutefois éviter un raccourci fréquent : aucune donnée publique du Park Hyatt Paris-Vendôme ne permet de connaître le chiffre d’affaires, le coût matière ou la marge du Goûter Glacé.
Affirmer qu’une glace génère mécaniquement une marge supérieure à une pâtisserie traditionnelle serait donc spéculatif.
Ce que l’on peut observer, en revanche, est la capacité du format à créer un produit commercial supplémentaire sans nécessiter une nuitée. C’est le principe même de la diversification Food & Beverage dans l’hôtellerie de luxe.
Luxe Daily a déjà étudié cette logique dans un autre registre avec Quand les palaces parisiens font du vin un art de vivre rentable : gastronomie, sommellerie, pâtisserie et bar sont désormais autant de portes d’entrée autonomes dans l’univers d’un palace.
De l’hôtel à la destination lifestyle
Cette transformation dépasse largement le dessert. Les grands hôtels parisiens ne sont plus exclusivement pensés comme des endroits où dormir. Ils assemblent plusieurs expériences : restauration, bar, pâtisserie, spa, art, design, événements, boutiques ou collaborations saisonnières. Le client local prend dès lors une importance particulière.
Un Parisien n’a aucune raison de louer régulièrement une suite à quelques kilomètres de chez lui. Il peut en revanche revenir plusieurs fois dans l’année pour un déjeuner, un cocktail, un soin ou un goûter de palace. La création d’expériences saisonnières permet d’entretenir ce mouvement.
Le Goûter Glacé remplit exactement cette fonction : offrir une nouvelle raison de revenir rue de la Paix pendant trois mois, sans modifier l’identité profonde du Park Hyatt Paris-Vendôme.
Pourquoi l’été 2026 confirme le retour en force de la pâtisserie glacée ?
L’été 2026 montre que la glace change de statut dans l’univers du luxe parisien. Elle n’est plus uniquement le rafraîchissement ajouté en bas d’une carte. Elle devient un support créatif autonome.
Au Park Hyatt Paris-Vendôme, elle prend la forme d’une collection de cinq desserts et d’une collaboration artistique. Chez Louis Vuitton, elle s’habille du Monogram. Ailleurs, sorbets, granités, parfaits et desserts à température contrastée prennent une place croissante dans les propositions saisonnières.
Cette évolution répond à plusieurs tendances simultanées : recherche de fraîcheur, préférence estivale pour des textures perçues comme plus légères, valorisation du fruit, importance de l’expérience visuelle et montée en puissance des rendez-vous gastronomiques limités dans le temps. La pâtisserie glacée possède surtout un avantage éditorial : elle raconte immédiatement la saison.
Naraé Kim ou l’art de transformer un souvenir en produit hôtelier
La phrase choisie par le Park Hyatt pour présenter le menu résume assez bien la démarche : la collection évoque les fruits mûris au soleil, les herbes fraîchement cueillies et les souvenirs d’enfance. Cette référence au souvenir n’est pas anodine.
Dans la gastronomie de luxe contemporaine, la sophistication n’implique plus nécessairement de chercher l’ingrédient le plus rare ou la présentation la plus complexe. Une Tropézienne, une pastèque ou une gaufre fine peuvent devenir des supports d’émotion dès lors que le produit, la technique et le contexte sont cohérents.
La valeur se déplace. Elle ne réside plus uniquement dans ce que l’assiette coûte à produire, mais dans ce qu’elle parvient à raconter.
C’est probablement l’un des enseignements les plus intéressants de ce Goûter Glacé : le luxe gastronomique peut naître d’un souvenir familier lorsqu’il est retravaillé avec précision.
Informations pratiques : Goûter Glacé du Park Hyatt Paris-Vendôme
Où ?
Café Jeanne, Park Hyatt Paris-Vendôme, 5 rue de la Paix, 75002 Paris.
Quand ?
Du 1er juillet au 30 septembre 2026, tous les jours de 14 h à 19 h.
Qui signe la collection ?
La cheffe pâtissière Naraé Kim, Pâtissière de l’Année 2024 Gault&Millau.
Quel prix ?
La collection complète des cinq desserts est proposée à 80 € à partager. Les boissons chaudes ou glacées sont indiquées à 17 € sur le menu officiel.
Peut-on choisir un seul dessert ?
Oui. Le Park Hyatt indique une sélection à la carte en complément de la formule à partager.
FAQ : tout savoir sur le Goûter Glacé du Park Hyatt Paris-Vendôme
Qu’est-ce que le Goûter Glacé du Park Hyatt Paris-Vendôme ?
Le Goûter Glacé est une collection estivale de cinq pâtisseries glacées imaginée par Naraé Kim pour le Café Jeanne. Elle revisite l’heure du goûter autour des fruits, des herbes aromatiques, des agrumes et de souvenirs gourmands.
Quelles sont les dates du Goûter Glacé en 2026 ?
L’expérience est annoncée officiellement du 1er juillet au 30 septembre 2026. Elle est proposée tous les jours de 14 h à 19 h.
Quels desserts composent le Goûter Glacé ?
La collection comprend une Tropézienne glacée à la fleur d’oranger, une tarte aux pignons avec citron de Menton et basilic, un bricelet vanille de Madagascar et myrtille, un granité de pastèque avec fraises et menthe poivrée, ainsi qu’un palet chocolat-pistache au café Arabica.
Combien coûte le Goûter Glacé du Park Hyatt ?
La formule réunissant les cinq desserts est affichée à 80 € à partager. Il est également possible de commander les desserts à la carte.
Qui est Naraé Kim ?
Naraé Kim est la cheffe pâtissière du Park Hyatt Paris-Vendôme depuis 2021. Elle a reçu le titre de Pâtissière de l’Année 2024 Gault&Millau, décerné lors du gala du 6 novembre 2023 à Paris.
Pourquoi les palaces développent-ils des tea times saisonniers ?
Ces expériences permettent aux hôtels de faire vivre leurs espaces au-delà de l’hébergement, de valoriser leurs chefs et de créer des rendez-vous accessibles aux clients extérieurs. Elles renforcent également la dimension lifestyle de l’hôtellerie de luxe et offrent un nouveau point de contact avec la marque.
Le goûter glacé, nouvelle signature estivale du palace
Avec son Goûter Glacé 2026, le Park Hyatt Paris-Vendôme ne se contente pas d’ajouter quelques sorbets à une carte d’été.
L’hôtel construit un véritable objet saisonnier autour de trois signatures : celle de Naraé Kim dans l’assiette, celle de Diane Benoit du Rey dans l’art de la table et celle du Park Hyatt dans le service et la mise en scène.
Le résultat illustre une évolution profonde de l’hôtellerie de luxe à Paris. L’expérience de palace se fragmente désormais en une multitude de moments autonomes — déjeuner, cocktail, spa, brunch ou goûter — capables chacun de raconter la maison.
La glace trouve naturellement sa place dans cette nouvelle économie de l’attention. Éphémère, sensorielle, immédiatement identifiable et profondément liée à la saison, elle transforme quelques heures d’un après-midi parisien en expérience de marque.
Et c’est peut-être là que se situe le véritable luxe : non plus seulement posséder ou séjourner, mais avoir une bonne raison de revenir avant que la saison ne s’achève.
Sources officielles françaises
- Park Hyatt Restaurants – Le Goûter Glacé, Café Jeanne
- Park Hyatt Paris-Vendôme – Menu officiel 2026 du Goûter Glacé
- Gault&Millau France – Naraé Kim, Pâtissière de l’Année 2024