Donatella Versace et Revolve officialisent une nouvelle entreprise mode et beauté

Donatella Versace et Revolve s’associent pour créer une nouvelle entreprise indépendante dans la mode et la beauté. Officialisée le 21 septembre 2026, cette joint-venture marque une étape majeure dans l’après-Versace de la créatrice italienne. Donatella pilotera la vision créative tandis que Revolve apportera sa technologie, sa connaissance des consommateurs, son e-commerce et son réseau de talents. Premier indice stratégique : le lancement commencera par la beauté. Cette fois, il ne s’agit ni d’une rumeur de mercato créatif ni d’une simple collaboration capsule.
Le 21 septembre 2026, Donatella Versace et REVOLVE Group annoncent officiellement la création d’une joint-venture indépendante destinée à développer une nouvelle activité mêlant beauté et mode. Le choix des termes est important. L’annonce ne présente pas Donatella comme l’invitée d’une collection REVOLVE. Elle décrit la construction d’un nouvel univers entrepreneurial reflétant sa vision créative personnelle, avec sa propre identité, ses propres produits et une nouvelle plateforme digitale.
Donatella en assurera la direction artistique au titre de Chief Creative Officer. Selon REVOLVE, elle façonnera l’identité du projet, les produits, les collaborations et son univers culturel. REVOLVE se chargera pour sa part de l’infrastructure commerciale : commerce digital, technologie, consumer intelligence, opérations, marketing et communauté.
L’équation est donc très différente d’une collaboration traditionnelle entre créateur et distributeur. Donatella apporte l’image, le langage esthétique et une notoriété mondiale. REVOLVE apporte la machine capable de transformer cette désirabilité en audience, puis en commerce. C’est précisément ce qui rend ce projet particulièrement intéressant pour comprendre l’évolution du luxe en 2026.
Comment s’appellera la nouvelle marque de Donatella Versace ?

Pour l’instant, aucune réponse officielle. REVOLVE précise que le nom, la vision créative détaillée et le premier lancement seront dévoilés dans les prochains mois.
Cette absence d’identité publique est importante à souligner : parler aujourd’hui d’une « marque Donatella » est pratique pour identifier le projet, mais son nom commercial définitif n’a pas encore été annoncé.
Il faut également éviter d’anticiper une architecture de produits qui n’existe pas encore publiquement. Aucun catalogue, aucune grille tarifaire et aucune première collection complète n’ont été dévoilés au 26 septembre 2026.
Une information est toutefois confirmée : le premier lancement commencera par la beauté. C’est probablement le signal stratégique le plus fort de toute l’annonce.
La beauté sera la première porte d’entrée dans l’univers Donatella

Pourquoi commencer par la beauté alors que Donatella Versace est avant tout l’une des figures les plus identifiables de la mode contemporaine ? Parce que la beauté premium possède des caractéristiques particulièrement adaptées au lancement d’une nouvelle marque.
Elle permet d’abord de matérialiser rapidement un univers. Une couleur, une matière, un fini, un packaging ou une signature olfactive peuvent installer une identité avant même que le consommateur n’ait accès à une garde-robe complète.
La beauté possède ensuite une autre force : sa fréquence d’interaction avec le public. Un produit beauté peut être porté quotidiennement, montré en vidéo, photographié, testé et recommandé. Il devient à la fois produit, geste et contenu.
Pour un projet qui revendique précisément une rencontre entre culture, créateurs, communauté et commerce, cette dimension est particulièrement cohérente. Il serait toutefois prématuré d’affirmer que le premier produit sera un parfum, un rouge à lèvres ou un produit de soin. REVOLVE ne le précise pas encore. Ce que l’on sait est plus simple et plus solide : la beauté ouvrira le projet.
Pourquoi l’association entre Donatella Versace et Revolve est stratégique?
À première vue, Donatella Versace et REVOLVE viennent de deux mondes très différents. D’un côté, une créatrice intimement associée à l’histoire d’une maison de luxe italienne fondée en 1978. De l’autre, un groupe américain né en 2003 et construit autour du e-commerce, de la donné et de l’influence digitale. C’est justement cette différence qui donne du sens à l’alliance. REVOLVE explique réunir sur sa plateforme des millions de consommateurs, des milliers d’influenceurs et plus de 1 600 marques émergentes, établies ou détenues par le groupe.
L’entreprise possède deux grandes vitrines complémentaires : REVOLVE, davantage positionnée sur le premium et la découverte, et FWRD, orientée vers le luxe et les labels internationaux. La société s’est surtout distinguée par sa capacité à rapprocher contenu et transaction.
Chez REVOLVE, le consommateur ne découvre pas nécessairement un produit après avoir vu une campagne classique. Il peut le rencontrer à travers un créateur de contenu, un événement, une célébrité ou un environnement éditorial avant d’arriver directement à l’achat. Cette mécanique correspond parfaitement au vocabulaire utilisé dans l’annonce : discovery, storytelling, community et commerce.
De Versace à une vision créative personnelle
La dimension la plus intéressante du projet réside peut-être dans un mot : indépendant. Pendant près de trois décennies, Donatella Versace a dirigé la création d’une Maison qu’elle n’avait pas fondée mais dont elle était indissociable.
Après la disparition de Gianni Versace en 1997, elle reprend la responsabilité créative de l’entreprise familiale et contribue à transformer Versace en une marque culturelle mondiale.
Son langage devient immédiatement reconnaissable : sensualité, couleur, robes sculptées autour du corps, glamour hollywoodien, musique et culture pop. Mais créer pour Versace signifiait aussi travailler à l’intérieur d’un patrimoine.
La nouvelle entreprise annoncée avec REVOLVE offre théoriquement une liberté différente. Le communiqué évoque explicitement la vision créative personnelle de Donatella.
C’est une nuance essentielle. La question n’est donc plus uniquement de savoir comment prolonger un héritage Versace. Il s’agit de découvrir ce que Donatella souhaite créer lorsque son nom, sa personnalité et sa sensibilité peuvent exister dans un cadre nouveau.
2025 : l’année où Donatella Versace quitte la direction créative
Pour comprendre la portée de cette annonce, il faut revenir au 13 mars 2025. Capri Holdings et Versace annoncent alors que Donatella Versace quittera ses fonctions de Chief Creative Officer pour devenir Chief Brand Ambassador, avec effet au 1er avril 2025.
Cette transition met fin à près de trente ans de direction créative. Elle ne signifie pas immédiatement une rupture avec Versace : son nouveau rôle doit alors lui permettre de continuer à représenter la Maison et à soutenir ses engagements philanthropiques. Mais elle libère incontestablement un nouvel espace créatif.
L’annonce de septembre 2026 donne désormais une réponse partielle à la question qui accompagnait cette transition : que pouvait construire Donatella après Versace ? Elle choisit non pas de rejoindre une autre maison historique, mais de participer à la création d’une nouvelle entreprise. Ce choix en dit long sur l’évolution du pouvoir des grands créateurs.
Le projet Donatella × Revolve n’est pas la nouvelle Versace
La distinction doit être claire, tant éditorialement que sémantiquement. La nouvelle entreprise développée avec REVOLVE est annoncée comme indépendante. Versace poursuit de son côté sa propre trajectoire. Le 2 décembre 2025, Prada Group a officiellement finalisé l’acquisition de Versace auprès de Capri Holdings. La Maison appartient donc désormais au groupe Prada.
En 2026, cette évolution capitalistique s’accompagne d’une transformation créative et stratégique. Luxe Daily analyse déjà cette mutation dans son dossier consacré à Versace sous l’ère Prada Group, ainsi que dans son décryptage de la nouvelle direction artistique de Pieter Mulier chez Versace.
Le projet personnel de Donatella ne remplace donc pas Versace. Deux histoires vont désormais évoluer parallèlement : celle de la maison italienne désormais intégrée à Prada Group, et celle d’une créatrice qui commence à construire un nouvel univers en dehors de son cadre historique.
Donatella Versace devient une « founder-led brand » d’un nouveau genre
Le luxe contemporain observe depuis plusieurs années la montée en puissance des marques directement associées à une personnalité. On parle souvent de founder-led brands : des entreprises où le fondateur ou la fondatrice n’est pas seulement un dirigeant, mais la principale source de désirabilité, de narration et d’identification.
Le modèle est particulièrement puissant dans la beauté. Le consommateur n’achète pas uniquement une formule. Il achète un univers, une esthétique, une proximité symbolique avec la personne qui le représente. Le cas Donatella est cependant atypique.
Elle ne part pas de zéro. Son visage, sa chevelure blonde, son style, son discours sur la confiance et son rapport à la culture populaire constituent déjà une identité extrêmement forte.
Autrement dit, la future marque devra créer sa notoriété commerciale sans avoir à créer entièrement la notoriété de sa fondatrice. Cet avantage est considérable. Mais il constitue également un risque : le produit devra être suffisamment fort pour ne pas dépendre uniquement de la célébrité de Donatella.
Une marque pensée « digital-first »
Le communiqué de REVOLVE insiste fortement sur cette dimension : la nouvelle entreprise sera construite autour d’une logique digital-first. Ce terme dépasse la simple présence d’une boutique en ligne.
Une marque digital-first pense dès l’origine son produit, son storytelling, son acquisition et sa relation client pour un environnement numérique. Cela signifie que la campagne, la vidéo, les réseaux sociaux, la recommandation, la donnée et l’e-commerce sont intégrés au même système. Le fonctionnement diffère de celui d’une maison patrimoniale ayant progressivement ajouté le digital à un réseau historique de boutiques.
Ici, le numérique constitue l’infrastructure initiale.
REVOLVE peut notamment apporter sa connaissance des comportements clients : catégories recherchées, contenus consultés, produits sauvegardés, tendances de conversion ou récurrence d’achat. Cette consumer intelligence peut aider une nouvelle marque à comprendre rapidement la réaction du marché.
Dans le luxe et le premium, cette capacité devient un avantage déterminant lorsque l’on cherche à réduire l’écart entre désir créatif et demande réelle.
Le contenu devient une partie du produit
L’un des passages les plus révélateurs de l’annonce concerne la volonté de réunir mode, beauté, entertainment, talents, créateurs et communauté. Cette formulation décrit un modèle dans lequel une marque ne se contente plus de lancer des produits. Elle construit un environnement culturel.
Le contenu n’est plus la couche de communication ajoutée après la conception d’une collection. Il devient une partie de l’expérience proposée au consommateur. Cette approche correspond précisément à la façon dont la génération social media découvre les nouvelles marques.
Un produit peut apparaître dans les coulisses d’un événement, être adopté par une célébrité, circuler dans des contenus de créateurs puis devenir viral avant même que le grand public connaisse réellement l’entreprise qui le commercialise.
Pour Donatella, dont la carrière s’est justement construite au croisement de la mode, de la musique, du cinéma et des célébrités, ce modèle possède une certaine logique culturelle.
Une histoire profondément liée à la culture pop
Réduire Donatella Versace au vêtement serait mal comprendre son influence. Depuis les années 1990, son univers s’inscrit dans un dialogue permanent avec les musiciens, les acteurs, les mannequins et la culture populaire.
Cette capacité à faire de la mode un événement culturel représente précisément l’un des actifs mis en avant par REVOLVE. Le groupe cite sa capacité à fédérer une communauté internationale autour de valeurs comme la confiance, l’individualité et l’expression de soi.
La future marque aura donc probablement intérêt à capitaliser sur cette dimension plutôt qu’à reproduire simplement les codes stylistiques de l’ancienne Versace.
C’est ici que se situe le principal défi créatif. Comment être immédiatement identifiable comme Donatella sans fabriquer une imitation de Versace ? La réponse ne pourra venir que du produit.
États-Unis, Amérique latine, Asie-Pacifique et Moyen-Orient : où sera lancée la marque ?
Autre information importante du communiqué officiel : l’Europe ne figure pas parmi les premières zones de lancement annoncées. REVOLVE indique que le projet sera lancé initialement aux :
- États-Unis ;
- en Amérique latine ;
- dans la région Asie-Pacifique ;
- au Moyen-Orient.
Le groupe ajoute que d’autres marchés pourront être envisagés au fur et à mesure du développement de l’entreprise. Pour le marché français, il n’existe donc pas encore de date officielle. Cette géographie mérite l’attention.
Elle met en avant des marchés particulièrement réceptifs aux modèles de distribution digitale, aux personnalités internationales et aux univers de marque articulés autour de la mode et de la beauté.
Elle montre également que le projet n’est pas construit à partir du schéma traditionnel d’une maison européenne lançant d’abord son offre à Milan, Paris ou Londres.
Pourquoi l’absence initiale de l’Europe est significative ?
Pendant plusieurs décennies, la légitimité d’une nouvelle marque de luxe occidentale passait presque automatiquement par Paris, Milan, Londres ou New York. Le digital a partiellement bouleversé cette géographie. Une marque peut désormais construire une audience internationale avant même de posséder une boutique physique majeure. Dans le cas de Donatella et REVOLVE, la stratégie semble privilégier des territoires dans lesquels la puissance du commerce numérique, de la culture célébrité et des communautés sociales peut accélérer l’adoption.
Cela ne signifie évidemment pas que l’Europe sera écartée durablement. REVOLVE précise justement que de nouveaux marchés pourront rejoindre le dispositif.
Mais cette première cartographie constitue déjà un indice sur la philosophie du projet : penser global avant de penser réseau physique traditionnel.
Mode et beauté : un futur écosystème plutôt qu’une simple collection
Le communiqué emploie le terme de beauty and fashion business. Il faut donc envisager le projet comme une entreprise multi segment plutôt que comme le lancement ponctuel d’une ligne. La beauté arrivera d’abord. La mode fait cependant partie du périmètre annoncé dès l’origine.
Cette architecture pourrait permettre à l’univers Donatella de fonctionner à plusieurs niveaux de prix et à plusieurs fréquences d’achat, même si aucun positionnement tarifaire précis n’est encore officiel.
C’est ici qu’il convient de rester prudent. Parler aujourd’hui de « luxe accessible », de prix premium ou d’une future pyramide entre parfums, vêtements et accessoires relève encore de l’analyse, pas du fait. La future stratégie tarifaire sera pourtant décisive.
Donatella possède une image associée au luxe italien, tandis que REVOLVE évolue entre premium, contemporary fashion et, via FWRD, distribution de marques de luxe. Le futur positionnement devra rendre ces deux cultures compatibles.
REVOLVE apporte bien plus qu’un site e-commerce
Dans l’article initial, présenter REVOLVE comme un simple distributeur aurait été réducteur. L’entreprise apporte plusieurs couches d’infrastructure.
D’abord, le commerce digital. Ensuite, la technologie et les opérations nécessaires pour transformer une marque en entreprise capable de vendre à grande échelle. Puis vient la donnée client. Enfin, REVOLVE dispose d’un réseau important de talents, influenceurs et créateurs de contenu.
Cette combinaison explique pourquoi la société peut devenir le partenaire d’une personnalité qui possède déjà l’autorité créative mais ne cherche pas nécessairement à reconstruire seule l’intégralité d’une infrastructure industrielle et digitale. Le partenariat repose donc sur une séparation claire des expertises : Donatella crée l’univers ; REVOLVE construit la machine permettant à cet univers de rencontrer son public.
La donnée peut-elle cohabiter avec la création ?
C’est l’une des grandes questions du luxe contemporain. Le consumer intelligence permet d’identifier ce qui fonctionne : catégories, couleurs, prix, réactions, comportements d’achat. Mais la création ne peut pas devenir une simple conséquence de tableaux de bord. Une marque forte doit parfois proposer au consommateur quelque chose qu’il ne savait pas encore vouloir.
Toute la difficulté consistera donc à utiliser la donnée comme outil de lecture du marché, et non comme substitut à la vision. Cette tension est particulièrement intéressante avec Donatella. Sa réputation repose précisément sur une esthétique forte et immédiatement identifiable. Si le projet devient trop dépendant des tendances instantanées, il risque de perdre ce qui rend sa fondatrice distinctive.
À l’inverse, s’il ignore totalement les nouveaux comportements de consommation, il sous-exploiterait l’un des principaux avantages du partenariat avec REVOLVE.
Un cas d’école pour l’évolution du luxe contemporain
La joint-venture Donatella × REVOLVE dépasse finalement le parcours personnel d’une créatrice. Elle illustre plusieurs transformations simultanées du marché. La première est celle du pouvoir des talents. Une personnalité créative internationale peut aujourd’hui envisager la construction d’une marque en dehors des grands groupes historiques en s’associant directement à une infrastructure technologique et commerciale. La deuxième concerne la beauté. La catégorie devient de plus en plus souvent une plateforme de lancement, de recrutement et de création de communauté. La troisième concerne la distribution. L’e-commerce n’est plus simplement un canal ajouté à une marque : il peut devenir le point de départ du modèle économique.
Enfin, le partenariat illustre le rapprochement entre culture et commerce. Influenceurs, talents, événements et contenus ne sont plus seulement des outils promotionnels. Ils deviennent une partie intégrante du système de marque.
Quelle différence avec Versace sous Prada Group ?
La comparaison est particulièrement intéressante parce que les deux projets semblent évoluer selon des logiques presque inverses. D’un côté, Versace est désormais intégré à Prada Group, dont la stratégie repose sur une infrastructure industrielle, retail et patrimoniale très structurée. De l’autre, Donatella construit avec REVOLVE une entreprise nouvelle, sans héritage commercial propre, pensée dès sa naissance pour le digital.
Luxe Daily a déjà analysé le premier mouvement dans son dossier consacré à Versace sous l’ère Prada Group : la stratégie d’un luxe recentré autour d’Atelier Versace. Le site suit également la nouvelle phase créative de la Maison avec son analyse de Pieter Mulier chez Versace.
Ces contenus constituent un maillage particulièrement pertinent avec le présent article : ils permettent de comprendre simultanément l’avenir de Versace et celui de la femme qui a façonné son image pendant près de trente ans.
Ce qu’il reste encore à découvrir
Au 26 septembre 2026, plusieurs éléments essentiels restent volontairement secrets.
Nous ne connaissons pas encore :
- le nom officiel de la marque ;
- l’identité graphique ;
- la date exacte du premier lancement ;
- la première catégorie beauté commercialisée ;
- les prix ;
- les partenaires industriels ;
- le calendrier de la mode ;
- la présence future en Europe ou en France ;
- l’éventuelle stratégie de distribution physique.
Ces inconnues ne diminuent pas l’importance de l’annonce. Elles rendent simplement nécessaire une distinction claire entre faits officiels et projections de marché. Le lancement pourra réellement être évalué lorsque Donatella et REVOLVE dévoileront les premiers produits.
Pourquoi ce lancement peut compter dans l’après-Versace de Donatella ?
Le principal enjeu n’est finalement pas de savoir si Donatella peut attirer l’attention. Cette attention existe déjà. Le véritable défi sera de convertir une influence culturelle immense en identité de marque autonome. Pendant près de trois décennies, le nom Donatella et le nom Versace se sont confondus dans l’imaginaire collectif.
À partir de 2026, cette équation commence à se dissocier. Versace poursuit son histoire sous Prada Group. Donatella ouvre la sienne avec REVOLVE. Si le projet trouve un langage visuel propre, une qualité produit crédible et une proposition suffisamment différente de Versace, il pourrait devenir l’un des cas les plus intéressants de marque de créateur digital-first de la décennie.
S’il se contente en revanche de recycler les codes associés à son passé, la comparaison avec Versace sera permanente. Tout se jouera donc dans la première proposition beauté. Car cette fois, Donatella Versace ne doit plus seulement prolonger l’histoire d’une Maison. Elle doit commencer à écrire la sienne.
À lire aussi sur Luxe Daily
- Versace : actualités et collections pour suivre l’évolution de la Maison italienne depuis son intégration au groupe Prada.
- Versace sous l’ère Prada Group : la stratégie d’un luxe recentré autour d’Atelier Versace : pour comprendre la transformation stratégique de la Maison après son acquisition.
- Versace et Pieter Mulier : ce que change une nouvelle direction artistique : analyse du nouveau chapitre créatif de Versace.
- Mode : analyses des maisons, créateurs, collections et nouveaux modèles économiques du luxe contemporain.
Sources officielles
Source primaire de l’annonce
- REVOLVE Group – Donatella Versace and REVOLVE: A New Era Begins, 21 septembre 2026. Communiqué officiel confirmant la joint-venture, le rôle de Donatella comme Chief Creative Officer, le lancement initial par la beauté et les premiers marchés ciblés. (Source officielle publiée en anglais.)
Sources officielles disponibles en français
- Versace France – Donatella Versace. Archives officielles de la Maison consacrées au travail de Donatella, à ses collections, campagnes et projets.
- Versace France – Printemps-Été 2026. Présentation officielle de la collection et du langage créatif actuel de Versace.
- Versace France – Nouvelles et Projets. Actualités officielles françaises de la Maison, permettant de distinguer le développement actuel de Versace du nouveau projet indépendant de Donatella.
Article enrichi et mis à jour le 26 septembre 2026.